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Ron Basejam – Tales From The Night EP

OK, il y a des artistes que l’on aime, des artistes dont on ne se lasse pas et des artistes que l’on adore dont Ron Basejam fait et fera certainement toujours partie ! On l’adore pour son savoir-faire du sampling, son groove qui ferait même remuer un mort et surtout pour cette capacité merveilleuse qu’il a à nous faire voyager. Pourquoi l’on s’extasie de telle sorte ? La raison est simple, il vient juste de sortir un nouveau disque sur House Of Disco !

Cet EP, « Tales from The Night« , est le premier qu’il fait en solo depuis son très bon « A Life In Headphone » sorti en 2011 sur le label d’Andy Whittaker et Tristan da Cunha (oui, le copain de Brawther que l’on aime beaucoup aussi), Redux.
On retrouve au menu de ce disque les mets suivants : du groove, Danielle Moore et du sample à foison.

Les réjouissances débutent par le très bon « When I Hear The Music« . Un arpégiateur, des guitares over funky et des vocales d’une grande qualité. Une montée progressive s’opère jusqu’à la deuxième minute où un break quasiment tribal fait son apparition. 30 secondes plus tard la funkattitude est de retour et elle ne nous lâchera pas avant la fin du morceau. A 3 minutes 40 secondes, un turn s’opère de nouveau et Ron Basejam nous montre l’étendu de son talent avec un zoom sur le sample original où il nous révèle la puissance de la ligne de basse originelle. Ce morceau est sublime.

Le second track « Kag » s’inscrit plus dans la lignée des edits que Ron a effectué avant. Il part d’un sample découpé avec brio, auquel il va venir rajouter des sonorités plus électroniques. Des bleeps et des grands synthés nous accompagnent tout le long de ce morceau bien chill.

« We Know How To Work It » est le morceau qu’il a produit avec la chanteuse Danielle Moore. Danielle avec qui il avait signé un track en 2014 sur Wolf Music Recording, « Dipping In ». Une composition 100% originale qui allie avec brio légèreté, vocales pleines de soulitude et dynamisme. Ron Basejam pose une à une les briques d’un grand morceau. Un clavier très disco ainsi qu’une ligne de basse d’une grande simplicité nous emmène dans la danse. Le shift s’opère vers 3 minutes, où une phase plus funky/disco se révèle pour ensuite relaisser place au groove de départ.

La première chose qui nous vient à l’esprit quand on écoute  » The Fire » est : « C’est du Prince ». De grosses guitares bien vibrantes ainsi qu’une basse bien lourde mettent les cartes sur la table. Rien ne va plus, les jeux sont faits, en effet, la richesse du morceau se déploie devant nous, les éléments s’assemblent de la manière la plus parfaite possible et ce pour notre plus grand bonheur. Vindieu que c’est bon!

L’EP se clôture par un remix de « When I Hear That Music« . La montée s’opère de façon plus progressive au travers d’un filtre passe bas qui s’efface lentement. Au fur et à mesure les constituantes du track se mettent en place, les vocales par là, les guitares par-ci et d’un coup la ligne de basse frappe. A 1.33 exactement le groove se met à résonner, ce qui est fort loin de nous déplaire! Il se maintiendra jusqu’à 2.42 où un focus sur la rythmique et la boucle de base s’opérera. On retrouve dans ce morceau un petit air d’Editainment.

L’EP est sorti le 11 Mai en vinyl et sortira le 24 en digital, alors amoureux de la galette ou tout simplement de la bonne musique, vous savez ce qu’il vous reste à faire!

Équipe Polair | 8
Polair
L'autre papa, taulier depuis le début de la musique électronique au Limo. De la techno industrielle berlinoise à la disco house des plus groovy en passant par de la micro à la roumaine, je vous parlerai de tous les styles qui ont ce petit truc qui fait battre nos coeurs. Si j'étais un cocktail je serais un long island ice tea, sucré mais violent. Pour des mixs et démos, c'est par ici >> https://soundcloud.com/polairwatso