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Kumo No Muko volume 2 | Tout est Son dans le Japon

Créé et basé à Tokyo en 2014 par deux français (Klodio et Alixkun), le label Jazzy Couscous fait le pont entre sorties plutôt orientées « house music » et trouvailles scintillantes pêchées dans la riche production musicale du Japon. Un travail de passionné, reflété de très belle manière par les compilations intitulées Kumo No Muko, curatées par Alixkun, et rassemblant des titres ambient, synth pop, fusion, jazz… produits et sortis au japon dans les années 80. Et c’est peu dire que l’on est tombé amoureux de ce volume 2, notamment grâce au premier extrait dévoilé, « Sur La Terra » de Tomoko Yasuno, perle pop nappée d’ambient produite par Haruomi Hosono (grand musicien et producteur japonais). Un tunnel intime, dont on vous parlait déjà dans notre dernière Musicologie sur Rinse France, aux multiples bulles de douceurs, du spoken word franco japonais aux synthétiseurs aussi jolis que foutrement eighties, qui nous a accompagné subtilement lors du retour en ville un peu mélancolique, il faut l’avouer, de cette rentrée.  

On s’est ensuite plongé pleinement dans cette belle compilation, et on vous en a sorti une étrange perle marine, aussi métallique qu’aquatique, intitulée « Essence of beauty » et tirée de Marine Flowers de Akira Ito, album d’ambient organique à la gloire de l’immersion sous marine sorti en 1986. On vous fait écouter en exclusivité ce morceau noyé et étrange qui nous emmène en visite dans une véritable ville immergée, futur, passé, poissons citadins et humains hallucinés s’y mêlant dans une quiétude tout de même un peu inquiète. Bon voyage !


Dernier mot sur cette compilation qui comporte son lot de morceaux mémorables, dont le romantique « Hibi No Awa » de Flat Face que l’on s’écoute tout de suite, pour remercier encore franchement le co-créateur du label Alixkhun pour ce joli et dépaysant patchwork sonore.  La compilation se précommande par ici.

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Jean Calin
Co-rédac-chef amical, schlag et responsable, j’ai en général la flemme d’écrire sauf quand je m’adonne à cette manie légèrement égocentrée de postillonner mon obsession pour la musique "full sentimentale". Pop parfois trop criarde, souvent dépressive, rn’b mal fagoté, musique électronique bucolique et groove qui groove pas toujours toujours au programme. PS : Je galère à ne pas placer le mot mélancolique dans toutes mes chroniques. PLEASE HELP.

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