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Interview | No Money Kids

No Money Kids, c’est ce duo électro-blues qui fait suinter les caves parisiennes depuis maintenant deux ans. Après la sortie de leur EP Old Man, ils ont pris la route pour une pléiade de concerts chauds bouillant. Jugez plutôt :

Comme au Limonadier, nous sommes des petits curieux, nous sommes allés à la rencontre de Félix, le guitariste et chanteur.

Comment avez-vous choisi votre nom : No Money Kids ?

C’est par rapport à ce que l’on a vécu antérieurement, en réalité cela fait quatre ans qu’on bosse ensemble mais seulement deux ans que ce projet existe. On a bossé avec des gens qui nous ont poussé vers la création de ce groupe et c’était une révolution dans notre manière de fonctionner. Ce nom nous ressemble et nous tient à cœur, c’est celui qui nous correspond réellement, il fait mention à la fois de notre histoire et de nos idées. Quand on a commencé à travailler nous n’avions strictement rien, la « lutherie électronique » de Jean-Marc n’existait pas. Toute cette mise en place a pris du temps pour se caler jusqu’à la naissance de No Money Kids. A présent, on agrémente et on évolue, bien-sûr, mais la base reste la même.

En France, on adore les étiquettes, ça vous va « Electro-blues » ?

Oui complètement, on a toujours été inspiré par le blues et c’est ce qui constitue l’influence principale de notre son. Pour ce qui est de la partie électro, il s’agit plus d’une nuance, d’une esthétique, une sorte d’évolution logique du genre. C’est un peu comme si Creedence s’était réveillé dans les 80’s !

Ton acolyte a déjà tourné avec des artistes tels que Batlik ou le Sacre du tympan. La forme du duo est plutôt un choix pratique ou artistique ?

On a été présenté par l’équipe de l’EMB, Batlik était suivi par leur équipe et au moment ou j’ai voulu enregistrer ils m’ont conseillé d’aller voir JM. Etant donné nos premiers travaux dans les studios du label A brûle-pourpoint (le label créé par Batlik, ndlr), c’est apparu comme une évidence. On s’est dit qu’une troisième personne dans ce duo presque fusionnel, ça ne pouvait pas marcher. On a accepté le défi d’exploiter coûte que coûte toutes les facettes de cette formation, ce qui nous a poussé à travailler, entre autres, l’utilisation du sample.

Peux-tu nous en dire plus sur cette série mystérieuse de clips en noir et blanc que l’on voit circuler ?

Le fil rouge de tout ça, et de notre EP également, est dans les textes et dans l’intention. On a essayé de créer des personnages, de s’arrêter sur eux et de creuser au maximum la situation. Avec l’aide de Djamel Boucly, notre photographe, nous avons mis en image ces personnages avec une esthétique commune. Nous en sommes au troisième volet et les suivants vont arriver dans les mois qui viennent.

Vous avez pas mal tourné en 2014, y compris cette grosse date au Bus Palladium. Maintenant qu’on est entre nous, peux-tu nous en dire plus sur ce qui nous attend pour cette année 2015 ?

On a récemment signé avec Nueva Onda, un tourneur qui n’hésitera pas à nous envoyer aux US ! Notre but est aussi d’acquérir un public à l’international et de tester le public anglophone. La musique qui nous inspire vient de là-bas, c’est donc la suite logique pour nous.

Le quatrième volet de notre suite de clips est prévu pour bientôt et l’album est également prévu pour cette année, avec une release party à la Boule Noire. En attendant, on sera à l’International à Paris le 13 janvier, passez nous faire coucou !

 

– Leur faire coucou en vrai –

– Leur faire un coucou virtuel –

 

Équipe Charly | 21
Charly
Chroniqueur du Limo, musicien et boulimique de vinyle, j'aime toutes les musiques qui me secouent les tripes. J'aime aussi monter les blancs en neige pour la tarte au citron, mais c'est un autre sujet. Mon Cocktail Préféré : Une Margarita Supersize à la paille