Photo de couverture

Grems repeint le rap à l'extincteur dans son nouveau clip

Sur une production planante et saturée de Gizzle Beatz, le Grems pose l’air du temps avec sa voix toujours aussi caractéristique, à l’aise avec l’autotune comme jaja. Et c’est en compagnie d’un extincteur que l’on suppose chargé de peinture et d’un masque respiratoire qu’il pose devant la caméra et des lieux abandonnés propices à cette pratique. Aucunes œuvres visibles à l’image, laissées certainement hors champs, comme s’il tournait ce clip après avoir refait quelques façades. Peut être une façon de signifier une unité entre toutes ses pratiques, suite logique entre une sortie pour graffer et une occasion de clipper, sans se prendre la tête. Toujours aussi atypique et spontané, Grems nous met bien avec ce shot de rap décomplexé, de ciel bleu, de constats tranchants teintés d’amertume et de plénitude. On prend.

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Jean Calin
Co-rédac-chef amical, schlag et responsable, j’ai en général la flemme d’écrire sauf quand je m’adonne à cette manie légèrement égocentrée de postillonner mon obsession pour la musique "full sentimentale". Pop parfois trop criarde, souvent dépressive, rn’b mal fagoté, musique électronique bucolique et groove qui groove pas toujours toujours au programme. PS : Je galère à ne pas placer le mot mélancolique dans toutes mes chroniques. PLEASE HELP.

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