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Funk & Samba #1 | Pépites d'Amérique Latine

Imaginez-vous, quelque part en Amérique du Sud :  il fait beau, le rhum coule à flot, la samba résonne, Pablo Escobar, le football et la chirurgie esthétique vous font perdre la tête… Ça y est, c’est assez cliché, vous y êtes ? Et encore, on n’a pas parlé des favelas et des orpailleurs, néanmoins on espère que vous allez pouvoir nous suivre dans ce voyage.

Redevenons sérieux un moment, et repensez un instant à vos élucubrations (et posez ce verre de Cuba Libre c’est ridicule) : la projection visuelle était sûrement très intéressante, mais qu’en est-il de la bande-son ? Est-ce qu’on est vraiment obligé de s’imaginer un concerto de cuíca (mais si, l’instrument qui fait “Wou Wou”) pour être fidèle à la réalité ? La musique latino-américaine doit-elle être réduite à nos quelques stéréotypes d’Européen ?

Pour tenter de répondre à ces questions, voici une immersion en deux épisodes à travers le continent de la fête et de l’amour, qui nous réserve une tonne de petites pépites !!

S’il y a bien un cliché sur lequel on peut tout de même tomber d’accord, c’est que les fêtes sur le continent sud-américain ont l’air géniales ! La musique ne peut que te rendre heureux et donner envie de danser jusqu’au bout de la nuit. Voici une liste (non-exhaustive ) des sons prêt à te réchauffer le coeur pour l’hiver.

Di Melo – « Pernalonga »

Issu de son album éponyme Di Melo, sortie en 1975 chez EMI-Odeon, ce morceau est typique de la musique brésilienne de l’époque. Les influences funk, soul, tango et samba, rendent le titre “Pernalonga” très difficile à classer. Il en ressort en tout cas une impression de bien-être et de maîtrise, avec un mélange de musique traditionnelle et moderne qui met parfaitement en valeur le chant en portugais.

Seu Jorge – « Amiga Da Minha Mulher »

L’homme a joué dans “La Vie Aquatique”, a repris toutes les chansons de David Bowie en portugais (Bowie lui aurait même dédicacé l’album en déclarant “Je ne pensais pas que mes chansons étaient aussi belles”, la classe!) et s’est même permis de sortir l’album dont est tirée la chanson en 2011 (Musicas Para Churrasco Vol 1). Influencé par Jorge Ben Jor et Gilberto Gil, Seu Jorge est un ovni musical : il quitte la maison familiale à 19 ans, est SDF pendant plusieurs années ce qui lui permet d’apprendre le théâtre et il connaît son premier succès musical à 28 ans en 1998. Depuis, il parcourt le monde pour promouvoir la musique brésilienne.

Jorge Ben Jor – « Pais Tropical »

Jorge Ben est probablement l’un des chanteurs les plus connus du Brésil : une sorte de Johnny brésilien si on peut s’essayer à la comparaison. Sorti en 1972, « Pais Tropical » est un de ses plus gros succès. Jorge Ben y parle de tous les clichés auxquels on peut s’attendre sur le brésil : de VW Coccinelle, de Flamengo (son équipe de foot à Rio), de carnaval, de petites-amies et de Dieu bien entendu. Une seule chanson ne saurait résumer l’étendue de la discographie du monsieur, nous vous invitons donc à écouter tout le reste (des chansons comme “Taj Mahal”, “Mas Que Nada” et “Take it easy my brother  Charles” si vous souhaitez rester dans le même registre).

 Galileo Y su Banda – « La Saporrita »

Quittons le Brésil un instant pour aller jusqu’en Colombie. Si on y retrouve bien les influences du Tropicalisme (courant musical né au Brésil), la Cumbia est ici forcément bien plus présente. Ce genre typiquement colombien intègre des tambours, des flûtes de roseau, des maracas et du chant en espagnol cette fois. Ce titre, “La Saporrita”, est l’exemple parfait du mélange qui s’est crée en Colombie entre la musique brésilienne, antillaise, indienne et africaine.

The Merrymen – « Ring Ting Ting »

Continuons sur notre lancée dans les Caraïbes avec les Merrymen. Ce groupe de Calypso originaire de la Barbade a commencé sa carrière à la fin des années 60 pour la terminer en 2011. Un des signes distinctifs du groupe est le sifflement de Emile Straker qu’on retrouve dans pratiquement chaque titre. En dehors de leur style musical particulier, ils étaient aussi très connus pour leurs costumes de troubadours sixties et pour représenter les Caraïbes devant les grands du monde de l’époque (les Reagan, la famille royale d’Angleterre…). Pour terminer, si ça vous intéresse, on vous conseille d’essayer de trouver les enregistrements vinyles plutôt que les rééditions, qui sont moins intéressantes musicalement.

Tim Maia – « Do leme ao pontal »

Tim Maia, c’est le père de la soul brésilienne, le Barry White d’Amérique du Sud. Cette chanson est sûrement la moins “lover” qu’il ait pu faire, mais aussi celle qui donne le plus envie de danser. Le mélange parfait entre soul, funk et musique brésilienne : un son qui te donnerait à la fois envie d’être à New York et à Rio, en Louisiane et à Trinidad, de boire un cuba libre et un bourbon… Le mix parfait on a dit !

Le dernier morceau arrivé. On espère que vous vous êtes régalé avec cette première série de sons du soleil, qu’on aura réussi à vous faire aller un peu plus loin que Shakira et Messi en tant que références culturelle pour l’Amérique Latine.

Si vous souhaitez aller plus loin dans la découverte, on vous invite à regarder la série Narcos et à vous amuser à retrouver tous les morceaux qui passent, Netflix régale total sur la bande-son !

A très vite pour le prochain épisode et n’oubliez pas : Tudo Bem !

Update : Suite à l’excellente suggestion de Monsieur Cedric (qu’on remercie de son retour et de la mixshake qu’il nous avait fait il y a peu par ici), voici un petit son bonus de Pete Dunaway « Supermarket »

Équipe Clémence DL | 139
Clémence DL
Chroniqueuse rock du Limo mais ouverte d'esprit. Sur une île déserte, j'emporterais "Meddle" de Pink Floyd et "Ziggy Stardust" de David Bowie. Et je deteste le Nutella. Mon Cocktail Préféré : Le Picon-Bière

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