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Interview | Mais qui est Joe Lewandowski ?

Vous avez forcément croisé Joe Lewandowski au détour d’une teuf bien sombre, résident du Garage, boss de La Claque et membre de Madman Regent, il écume les clubs parisiens depuis quelques années. Fervent amoureux de house music, il s’exile à New York pendant un an en 2015 où il sort son EP Premier Frisson sur le label italien Hopera Records.

De retour à Paris avec des pépitos plein les poches, il balance il y a quelques semaines son  EP vinyl Lovondaski (le premier à sortir en vinyl) sur le label house Deep & Roll.  Et on se dit que monsieur a bon goût car après Nick Holder, Enrico Mantini et P.U.M.P, le label nous a clairement habitué à des sorties house de qualité.

Cet EP s’avère être un savant mélange de bonnes choses : house avec un zeste de techno, mais on y retrouve aussi avec plaisir des influences italo disco (qu’il a certainement du ramener de New York). Le titre qui nous a le plus transporté, et donné envie de « Scream out loud », c’est « I Need To« . La voix divinement suave de Lili B nous transporte tout simplement dans une autre dimension.

Bluffé par la qualité de cet EP, on est donc partis à sa rencontre pour en savoir un peu plus sur le personnage autour d’un verre pas très loin de Père Lachaise, un petit moment sympa où il nous a confié qu’il se serait bien rêvé en Cléopâtre ou reconverti dans le Hair Métal… Du coup, on a très hâte de le voir mixer au Djoon ou à Garage ce week-end à Paris, voir même les deux ! Cheers.

Alors, déjà, qu’elle est la première chose que tu fais en te réveillant le matin ?

Essayer de ne pas regarder mon portable.

Tu te dis quoi quand tu te regardes dans le miroir ?

T’es moins bien en vrai.

Tu rêvais d’être qui quand tu étais petit ?

Frank Delay (le leader des 2B3).

Ton plus gros vice ?

Un petit macdo des familles en lendemain soirée.

Ta plus grande qualité ?

Compliqué de répondre, mais je dirai que j’aime sincèrement les gens.

L’artiste que tu admires le plus ?

En ce moment Jul. Il a clairement baisé le game. Sinon, Keith Richard.

Et avec qui tu te verrais bien mixer ?

Quelqu’un de très mauvais pour ne pas être déstabilisé.

La femme ou l’homme caché que tu aurais rêvé d’être ?

Cléopâtre. Elle a épousé son frère, régné sur l’Egypte, dominé les hommes les plus puissants de son époque, et elle a préféré se donner la mort (dans le tombeau qu’elle s’était elle-même faire construire) plutôt que de vivre en esclave. La grande classe.

Si tu devais te reconvertir dans un style de musique totalement différent ?

Le Hair Metal.

Un nom de scène bien perrave que tu aurais pu avoir ?

Chevalier de Pardaillec. A celui ou celle qui retrouvera la référence.

Ton moment le plus gênant sur scène ?

Quand tu réalises que tes clés ne se sont pas chargées et qu’il te reste que ta playlist mariage.

Les prochains clubs ou festivals où tu te verrais bien jouer ? (Ceci est bien un appel pour vous producteurs et organisateurs de soirées)

Faire un set de 4 heures au Sunwaves qui se termine au lever du soleil par Yves de Superpitcher. Si un jour cela m’arrive, j’arrête tout aussitôt car je n’aurai rien de plus à dire. Sinon, faire le woodfloor de la Concrète un dimanche après-midi avec les potes et du pastis. Le cocktail parfait pour un été à Paris.

Tu changerais quoi en toi si tu pouvais ?

Me faire un plus gros nez, je suis à 2 centimètres du record du monde.

La dernière chose que tu fais avant de te coucher ?

Mettre mon cache nez justement, sinon je prends froid.

Tu penses à quoi là tout de suite ?

J’hésite à m’acheter le bob de Lorenzo.

On me souffle à l’oreille que tu as passé un an à New York, est ce que les rencontres que tu as fait la bas ont influencé ta musique ?

Quand je suis parti à New-York, j’étais encore très branché techno et j’ai redécouvert là–bas toute la house et le disco que j’écoutais plus jeune avec mes grands frères. Au retour j’ai sorti mon premier EP, directement inspiré par l’année que j’avais passé à New York et en Californie, un des morceaux s’appelait d’ailleurs « Pacific 101″Evidemment les rencontres m’ont influencé mais encore plus les disquaires et les soirées que j’ai faite ou organisé là-bas. Je suis rentré avec une flopée de white labels et de tests press locaux. Je me souviens aussi de la fois où j’ai vu Robert Hood, Dj Pierre et Ann Nesby dans une soirée spécialement dédiée au Gospel House. C’était magique.

Et la sortie de ton EP Lovondaski ?

Lovondasky ; je l’ai vraiment conçu comme un hommage à la house 90’s. Mais j’avoue que maintenant, j’aimerais bien évoluer vers quelque chose de plus personnel encore, garder ce fond de house et y intégrer d’autres influences et des sonorités plus modernes.

Pourquoi le label Deep&Roll ? Comment qualifierais-tu la ligne du label ?

C’est vraiment grâce à des gens comme le crew de Deep and Roll que je veux continuer à faire de la musique. J’aimais déjà leur label et leur ligne très 90’s puriste mais sans être prétentieuse. Juste des passionnés. Je me retrouvais vraiment là-dedans. Au début, j’étais juste content de quelqu’un accepte de sortir mes morceaux en vinyle alors que je suis un « new comer » et qu’ils ne me connaissaient à peine. Maintenant, je suis surtout content que l’on soit devenus potes.

Je crois que tu as un week-end bien chargé, Djoon vendredi avec le crew de Madman Regent et Garage samedi  avec Sascha Funke , à quoi peut-on s’attendre ?

Clairement, le jour et la nuit. Vendredi, ça sera très disco soulful avec beaucoup de tracks du nouvel EP que je vais tester pour la première fois. Le lendemain, c’a sera beaucoup plus sombre et mental. J’ai pas mal de surprises dans mon sac. J’ai un peu peur de voir ce que cela va donner mais au pire je sors la playlist mariage.

Des projets croustillants pour la suite ?

Oui !! J’ai un remix qui sort pour le groupe Yuma Guma à la fin du mois et le nouvel EP devrait rapidement suivre. ‘ChallahJ’ai aussi pleins d’instrus de rap dans les cartons, l’équivalent de 3 mixtapes. Avis aux amateurs, je cherche des gens pour poser dessus.

Et évidemment, ton cocktail préféré ?

Une Pina Colada ou sinon un Picon + stella en fin de mois.

Merci Joe Lewandowski !

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BABOU
Ancienne chargée de communication du Bada, j'aime la house un peu queer, la disco, la techno, et beaucoup les paillettes. Très éclectique, on peut aussi bien me retrouver à un concert de Fishbach qu'au fin fond d'une free party dans le Morbihan. Mon cocktail préféré du moment ? Le TOUT UN FOIN à base de Tequila, lait de vache, foin de Crau AOC, cacao des Caraïbes, mole negro especial et à déguster bien chaud : Atchoum.

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