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Les djs de Juste Debout nous disent tout sur le djing en battle de danse

Hello à vous deux, pouvez-vous vous présenter ?

Dj Stew : Je m’appelle Stevens aka Dj Stew, je suis français d’origine martiniquaise. J’ai grandi en région parisienne plus précisément à Bobigny et je vis actuellement et depuis 2009 en Norvège. J’ai commencé à mixer en 2012 à Oslo (la capitale Norvégienne) au Cafe Sør, un bar populaire géré par un français qui m’a donné ma chance. Au niveau du style musical, je joue autant du Old School que du New School, ça varie de la Soul, à la Funk, au Rnb, au Hip-Hop, à la Dancehall, à des vibes Afro Caribbean… Je m’adapte à mon public tout en essayant de lui proposer quelque chose d’inattendu et de travailler sur sa nostalgie musicale.

T-Sia : Je m’appelle T-Sia, je suis danseuse depuis 12 ans et dj depuis 10 ans. Je n’ai pas de style musical à proprement parlé, j’aime mixer un peu de tout. Je mélange donc différents univers : du Hip-hop, de la Funk, de la House, des sons plus afro, Dancehall et brésiliens. En soit tout ce qui est groovy et positive vibe. Mon but est vraiment de faire voyager le public en m’inspirant des mélanges de cultures, rassembler le tout dans un mix, et puis tout simplement rendre les gens heureux avec ma musique.

Est-ce la première fois que vous mixez à la finale du Juste Debout ? Comment ça s’est fait ?

Dj Stew : C’est la deuxième fois que je vais jouer pour la Final à l’Accord Arena à Paris. Auparavant je jouais pour les qualifications du Juste Debout au Danemark, en Norvège et au Japon, ce qui m’a mit dans le radar de Bruce Ykanji (le fondateur du JD). Je pense que mon travail lui avait beaucoup plu. Du coup, il a demandé à sa team de me contacter pour me proposer de jouer à Paris sur l’édition 2018. Et de nouveau cette année !

T-Sia : Pour ma part, j’ai déjà mixé aux présélections du Juste Debout en Thaïlande, en Italie, en Espagne et en Allemagne, mais ça sera la première fois que je mixe à la finale à Bercy ! C’est grâce au fait d’avoir été invitée dans plusieurs pays par différents organisateurs, où je me suis finalement retrouvée à jouer pour tous les styles de battle (Popping, Locking, Hip-hop et House). Je pense que c’est vraiment le fruit de ces dernières années de travail. Et aussi grâce aux bons retours des orga, des danseurs et du public.

Comment décririez-vous le Juste Debout pour quelqu’un qui n’y est jamais allé ?

Dj Stew : Le Juste Debout c’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie ! On rencontre beaucoup de monde autant au niveau national qu’international : les gens viennent des quatre coins du monde, il y a du partage, de la bonne musique et surtout c’est un énorme spectacle où on peut voir les meilleurs danseurs du monde s’affronter sur la grande scène de Bercy.

T-Sia : Oui, c’est clairement une expérience unique et magique !

Êtes-vous vous-même danseurs ?

Dj Stew : Oui je suis également danseur, spécialisé dans le Popping, que je pratique depuis 1999. J’ai commencé à la MJC de Bobigny dans mon quartier. Aujourd’hui je danse toujours, je donne des cours et des stages un peu partout en Scandinavie, mais j’ai dû réduire depuis l’année dernière car j’ai plus de dates en tant que dj.

T-Sia : Oui, comme je le disais en me présentant, je suis danseuse depuis 12 ans. B-Girl de formation, je mélange aujourd’hui le Break Dance, la House Dance et la Capoeira. J’adore encore une fois mixer les styles et avoir ma propre touche, proposer quelque de chose de différent et d’original (comme avec la musique en soi).

Pouvez-vous nous en dire plus sur la technique, en tant que dj de battle ? Selon vous, quels sont les critères pour être un bon dj de battle ?

Dj Stew : Pour les battles, en tant que dj, la technique n’est pas vraiment essentielle (bon il faut connaître les bases quand même). Un bon dj de battle se fait surtout grâce à sa selecta sur chaque battle et comment il va créer une ambiance au sein de l’événement. En ce qui me concerne, j’approche les battles de la même manière que mes soirées : je m’adapte aux danseurs sur place, je leur passe des classiques pour les conforter dans leurs souvenirs et puis je leur propose de nouvelles choses. Si mon taf est bien fait, ils n’ont jamais entendu ces nouvelles tracks et ça les fait réagir ! A la fin de l’événement, mon but est d’avoir marqué leurs esprits. Ce n’est pas toujours évident, mais jusqu’à maintenant tout se passe bien 🙂 Le principal est que le dj soit passionné de musique et qu’il soit évidemment familier avec le milieu car c’est différent qu’en club. Après le fait d’être sois-même danseur peut être un avantage, puisque ça aide à cerner les musiques qui vont plaire aux danseurs.

T-Sia : J’adore les deux, dj de battle et de club ! C’est ce qui fait ma force, car dans les battles je ramène la vibe du clubbing et dans les clubs des bangers de battles qui permettent au public de découvrir des versions de tracks différentes. Pour être un bon dj de battle, déjà et évidemment il faut aller en battle, parce que la vibe y est différente qu’en soirée. Et pour moi les qualités d’un bon dj de battle (et même en club d’ailleurs), c’est de savoir apporter de la nouveauté, mais sans jamais oublier ses classiques !

Le 3 mars, à quoi peut-on s’attendre musicalement pour les battles ?

Dj Stew : Pour ce 3 mars, je ne sais pas encore, il faudra que je vois et que je sente la vibe. A partir de là je m’adapterai. J’ai déjà plus ou moins une idée de ce que je veux proposer, mais je ne veux pas en dire plus… Je peux tout de même garantir une superbe ambiance ! Mon but est de mettre super bien les danseurs sur scène, mais aussi d’embarquer le public dans une ambiance folle avec ma selecta.

T-Sia : Dimanche je mixerai à la fois pour les battles Locking et Popping. J’ai donc prévu quelque chose d’archi groovy, complètement différent de ce qu’on entend d’habitude. Je veux vraiment apporter de la fraîcheur, surtout dans ces deux styles très oldschool. Car même dans le oldschool on peut trouver de la fraîcheur et de la nouveauté !

De quelle manière digguez-vous vos sons ?

Dj Stew : Je diggues beaucoup sur internet via Soundcloud et Bandcamp, et à côté je connais pleins de beatmakers et musiciens qui m’envoient toujours des perles musicales. Donc je suis assez chanceux à ce niveau là, car mon réseau m’aide beaucoup. Je ne peux par contre pas trop dévoiler les artistes en question, mais je pense que bientôt les gens verront et comprendront d’où j’obtiens toutes ces cartouches musicales…

T-Sia : Les magasins de vinyles et le net sont mes deux sources de recherche. Je consacre vraiment toutes mes journées (et mes nuits) à digger. Je suis une grande passionnée et diggeuse, je veux toujours avoir la version que personne n’a !

Quelles sont vos inspirations musicales ?

Dj Stew : Mes premières inspiration viennent des mes origines antillaises. Ensuite les djs qui m’ont inspiré le plus sont : Dj Jazzy Jeff, Dj Scratch (Epmd) et Dj Cash Money aux U.S. Et en France : Dj Just Dizle (le dj de Solange), Dj Stretch (Red Bull 3style France) et Dj Endrixx (Nouvelle Génération).
T-Sia : Mon inspiration principale c’est mon père, qui est dj Soul/Funk et House (des 90’s). Donc forcément j’ai commencé sur de bonnes bases ! Ensuite mon inspiration number 1 est Dj Spinna, car c’est l’un des rares djs à mélanger autant de styles musicaux et à en faire un cocktail exceptionnel comme j’aime. Et sinon : Jazzy Jeff, J Dilla, Karizma, Joey Negro, Numark, Skratch Bastid

Question bonus du Limonadier : si vous étiez une boisson/cocktail, ça serait quoi ?

Dj Stew : Je dirais que tant qu’il y de la mangue on est bon hahaha !

T-Sia : Un mojito au bord d’une plage sous les cocotiers, EVIDEMMENT !

Merci à vous deux, et à dimanche !


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Équipe Najet Spaciale | 190
Najet Spaciale
La danseuse de la bande ! Mais également rédactrice, responsable des Newsletters, des partenariats House/Disco/World, dj, pailleteuse... Disons clairement que pour me faire kiffer j’ai besoin de sons qui groovent, qui répandent du bonheur et qui m’empêchent de rester stoïque… Vous voyez l’idée ? Mon cocktail préféré : une margarita au basilic préparée par mes soins !