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Baignade Interdite obligatoire du 29 août au 1er septembre 2019

Une baignade interdite par an, ça ne peut pas faire de mal, bien au contraire. Sauf qu’ici vous ne risquez pas de terminer noyés, avec une amende, ou les deux en même temps. A la limite, submergés par les déflagrations bruitistes de certains groupes. Bon, vous allez aussi payer l’entrée, mais ça sera pour la promesse d’une expérience entre découvertes curieuses et transes prometteuses.

Depuis sa 7ème édition, le festival Baignade Interdite est passé à quatre jours et prolonge ainsi dans le temps sa mission principale : surprendre ses festivaliers, tout en leur laissant le temps de se faire cueillir. Son spot assez unique (voir le super teaser de l’année dernière), constitué de plusieurs bassins transformés en scènes, sera également le point de rendez vous à partir duquel les organisateurs promettent quelques surprises, dont des concerts sur d’autres sites et diverses balades aux horizons sonores incertains… Une expérience de festival déambulatoire, comme on les aime.

A programmation riche et pointue, novices un peu perdus. On ne va pas jouer les spécialistes, sur toute la prog on ne connaît que trois noms : les français de Vacarme et leurs cordes parfois troublantes, souvent apaisantes, Vanishing Twin et sa pop anglaise shootée au kérosène potable, et les destructeurs italiens de ZU.

Alors on a décidé, comme tout bon festivalier néophyte qui se jettera dans les concerts au fil de son humeur et du hasard, de prendre trois autres noms de la prog qui nous donnaient envie, de nous plonger un peu dans leurs musique, puis de vous raconter ce qu’on en pense. Au chaud, sur notre petit ordinateur de merde, avant de partir nous immerger sur place. 

Marisa Anderson

Pouf. Pouf. Et la bonne pioche. Premier clic dans Youtube, premier coup de foudre. Marisa Anderson est une multi instrumentiste américaine qui joue avec ses diverses guitares des paysages sonores familiers : grands, chauds, brûlants même, rugueux et lumineux. Un miroir sincère reflétant sa vision de cette Amérique pourtant très fantasmée : celle du gospel mais aussi des déserts, des balades en forêt. Gigantesques les forêts. On apprécie beaucoup son jeu, palpable et à la sensualité rustre. 

Puis on est tombé sur cet extrait de son album Cloud Corner, dont le clip illustre aussi simplement que parfaitement ce que nous évoque sa musique : des nuages mouvants et denses, laissant parfois sa chance à un ciel aussi bleu que possible. 

Seward

Deuxième pioche. Une formation espagnole. Un live “à la Blogothèque”, dans un appart. Ça démarre par un petit bordel tout doux. Entre acoustique et électronique. On est intrigués, puis amusés. La prestation du chanteur et guitariste, frôlant la performance, nous captive. Ses fulgurances vocales semblent échappées d’un corps fou de frustration et heureux de l’hurler, pour un rendu finalement très mélodieux. Interprétation qui nous rappelle bizarrement feu Mark Hollis de Talk Talk. On ne sait pas vraiment trop ce que son fantôme vient faire par là, mais en tout cas on trouve que c’est bon signe. 

On s’écoute ensuite leur album Second Two: Chapter Home. C’est très beau. Puis on termine avec un extrait d’un de leurs morceaux les plus récents, joué en live avec la formation que l’on pourra certainement apprécier sur le festival. Et oui, ça promet.

Why The Eye ?

Oui pourquoi ? Ben on ne sait pas trop. Ce qui est sûr, c’est que ce concentré d’énergie primaire et déglinguée que bricole ces Belges sur des instruments eux aussi bricolés, nous donne furieusement envie de danser. De façon furieuse donc. En se cassant la nuque, en rythme. Encore et encore. Ce que l’on fera certainement devant leur concert. Qui se déroulera, on vous le rappelle, dans un bassin vide, peut-être au crépuscule, à la fin d’un certain été 2019.

Pour aller zieuter le reste de la programmation, c’est par ici.

Pour tenter de gagner des pass, c’est juste en dessous. Cheers.

Festival Baignade Interdite #8

Jean Calin et la nature.png
JeanCalin
Co-rédac-chef amical et responsable, j’ai en général la flemme d’écrire sauf quand je m’adonne à cette manie légèrement égocentrée de postillonner mon obsession pour la musique émotionnelle et confortable. Pop parfois trop criarde, souvent dépressive, rn’b mal fagoté, musique électronique bucolique et groove qui groove pas toujours toujours au programme. PS : Je galère à ne pas placer le mot mélancolique dans toutes mes chroniques. PLEASE HELP.