Whikey Disco, un label de nu-disco explosive

Nous avons eu la chance d’interviewer le créateur du label Whiskey Disco, Laurin Fedora aka Sleazy McQueen. Le titre révèle bien comment l’aventure a commencé. Soirées mensuelles sur un toit en 2008, avec pour consigne : boire du whisky, tout en se dandinant sur de la disco. Un programme plutôt cool, qui, un an plus tard, donne son nom à un label qui fait la part belle à la funk, à la disco, le tout agrémenté de sonorités plus électroniques. Parmi les acteurs de cette entreprise, on trouve aussi Pontchartrain, Obas Nenor, Olivier Boogie ou encore Bottin, pour ne citer qu’eux.

Ce label, c’est un comprimé effervescent de disco qu’on aurait mis dans un verre de bourbon électronique, vieilli dans un fût de House. Une recette de grand-mère simple et efficace pour obtenir de la nu-disco sans colorant ni conservateur.

Les détracteurs de la disco lui reprochent souvent d’être redondante, un brin vieillotte, parfois kitsch. C’est pourtant une source mélodique et rythmique intarissable, ce qui explique l’engouement actuel de nombreux DJs pour ce genre d’une autre époque.

Si la disco est une racine de la musique électronique, elle n’en est pas moins une mine d’or pour ceux qui samplent, du fait de la variété des instruments qu’elle préconisait, à la qualité des musiciens qu’elle exigeait. Des lignes de slap bien grasses, une guitare qui t’emmène à la triple croche dans les profondeurs de la funk… Y’a que du « bô » dans la disco. Et Whiskey Disco lui a (avec bien d’autres) permis de vivre un second souffle.

Ci-dessus, Pontchartrain nous montre comment il est possible de remettre une musique au goût du jour quand on est talentueux ; ci-dessous, il expliquait quelques semaines plus tôt à la radio Paxahau comment il s’était dirigé vers des edits disco plutôt qu’exclusivement house.

Pour en revenir à Laurin Fedora, il a produit la totalité du dernier EP de Whiskey Disco, « Disco Dad EP », avec le très talentueux Obas Nenor. C’est d’ailleurs très simplement qu’il a accepté de répondre à nos questions.

Quand est-ce que tu as commencé à digger et à produire de la musique ?

J’ai commencé à jouer de la disco un peu lambda au début des années 2000, mais je ne me suis penché sur le côté plus sombre de la disco qu’à partir de 2003. J’ai également commencé à produire en 2003, car j’adorais ce que faisaient Bob Sinclar, Dimitri, et d’autres artistes de cette génération french touch.

Comment as-tu séparé le travail avec Obas Nenor sur « Disco Dad », le dernier EP de Whiskey Disco ?

Obas et moi avons travaillé ensemble sur plusieurs autres EPs de Whiskey Disco depuis maintenant plusieurs années. C’est un incroyable musicien, et un incroyable producteur. Je lui ai envoyé le groove, la structure, puis il a ajouté les mélodies, la guitare, et tout ce dont les sons avaient besoin. Je pense que les musiques sonnent super bien, et sont dans tous les sens du terme une collaboration.

Qu’est-ce que tu aimes dans la disco ?

La structure, le groove, l’émotion. Il y a trop de choses à aimer, c’est tellement simple et compliqué à la fois.

Avec quel(s) artiste(s) rêverais-tu de collaborer ?

J’adorerais m’asseoir dans un studio avec les plus grands de la disco, tels que Larry Levan, François K, Gino Soccio, etc. Les voir travailler serait super inspirant pour moi.

Quelles sont tes principales influences ?

Homework de Daft Punk, Deluxe House of Funk de Dimitri From Paris, la compilation du Loft de David Mancuso, sont autant d’albums qui ont forgé mes influences très tôt. Désormais, j’ai la chance que mes propres potes de label et des artistes de maintenant soient mes influences les plus importantes. De Ponchartrain de Detroit à Osmose et son label Smokecloud, J Kriv et Aaron De à Razor-N-Tape, Dicky Trisco et tous ses labels, voilà mes influences actuelles. Mais il y a également des mecs super talentueux tels que Eddie C, Nick The Record, Move D, parmi bien d’autres.

Tu as d’autres projets avec d’autres labels ?

Je viens juste de sortir « Huit Etoiles », sur le label de Jacques Renault et Nik Mercer, Let’s Play House. C’est inspiré d’une soirée de malade à Tokyo il y a deux ans.

Tu as l’intention de jouer à Paris ou à Berlin ?

En fait, je devrais jouer à Paris à la fin du printemps!

Si tu devais me sortir le nom de ta track préférée, là, maintenant, qu’est-ce que tu répondrais ?

Avec la triste nouvelle de la mort de George Michael en ce début d’année, je dirais, là, tout de suite, Wham – Everything She Wants.

 

Merci Whiskey Disco ! Et pour les dépressions de début d’année, mois de Janvier et froid obligent, n’hésitez pas à troquer votre Limonade pour une potion magique whisky + Disco. Si ça ne vous fait pas produire de la musique de qualité, ça aura au moins le mérite de vous réchauffer.

 

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