WE LOVE GREEN 2015 | Live Report

Le week-end dernier, Le Limo figurait parmi les 34000 festivaliers « so écolos » du We love Green Festival. Oui, Le Limo était curieux d’y faire un tour. Le beau temps était au rendez-vous et c’est avec enthousiasme et la légèreté des jours heureux que nous sommes partis, nous aussi, flâner et chiller dans les jardins de Bagatelle.
Retour sur nos deux jours plongés au sein d’un festival à part entière qui se démarque tant par son organisation, son éthique mais aussi une programmation en parfaite osmose avec son engagement. Car depuis sa création (4 ans maintenant), le We Love Green propose de sensibiliser les festivaliers aux réflexions écologiques. Ne l’oublions pas. C’est pourquoi une partie de l’énergie utilisée pour alimenter une partie du festival provient des panneaux solaires installés sur le site et de l’utilisation de biocarburant comme l’huile de colza. Mention spéciale aux toilettes sèches et la mise en place cette année d’une 3e scène baptisée Think Tank. Scène proposant débats et conférences en rapport avec l’écologie et accueillant des personnalités comme le patron de Greenpeace Kumi Naidoo, ou l’économiste américain Jeremy Rifkin. Respect.

Mais parlons peu, parlons zic. C’est donc samedi après-midi sous un soleil de plomb que le festival a commencé. On vous laisse imaginer le smile qu’on pouvait avoir. Une fois tout notre attirail (lunettes de soleil, appareil photo, couronne de fleurs etc.) rassemblé pour aller danser all day long, c’est parti, direction le Bois de Boulogne. C’est bien au sein du parc et des jardins de Bagatelle, haut lieu idyllique de la capitale, que l’on va se trémousser durant 2 jours sur une programmation des plus éclectiques… en passant de Joey Badass, Flavien Berger à Jose Gonzales ou encore Django Django, Ratatat, Citizens!, Christine and the Queens et tant d’autres.

JOUR 1

Samedi 30 mai, les hostilités débutent pour nous par le concert d’H-Burns, un Français, qui vient nous présenter son dernier et très beau cinquième album, Night Moves. On reconnait dans la voix de Renaud Brustlein, sa véritable identité, l’influence de Bruce Springsteen et Eliott Smiths. Prenant et intéressant.

Pendant que règne une ambiance bucolique et très chill avec H-Burns et sa pop folk bucolique, nous partons en quête de la scène électronique avec l’équipe de Sound Pellegrino.

Teki Latex s’est donné pour mission d’envoyer des gros fat beats. Orgasmic, quant à lui, part directement sur des sonorités do brazil, beats syncopés, vocales tribales et basses bien lourdes. Avec quelques incursions sur des beats hip hop – trap US. Lentement, le public sort de la torpeur induite par ce soleil resplendissant. Mention spéciale à la bouteille de Grey Goose au goulot derrière les platines. Miami city beach style avec des phases ondulatoires entre groove smooth et sonorités acides. Orgasmic est un sacré Dj ! Le tout est en plus super bien calé. Il termine par une petite phase funk / g-funk, parfaite pour se mettre en jambe sous ce soleil de plomb.

Nous découvrons ensuite avec plaisir Redinho pour un live vitaminé, parfait pour apprécier cette douce après-midi sur le green. Tantôt électro, tantôt tropical mais aussi funky avec des inspirations à la « Disclosure », ce live nous a fait voyager pendant une bonne heure dans la galaxie de l’artiste, qui a réellement su ambiancer tout le monde.

De l’autre côté sur la scène principale, Seun, le fils de Fela Kuti prend le relais. Pas question de louper ça et on a bien fait. L’esprit peaceful de son afro beat est au rendez-vous. Son dernier album A Long Way to the Beginning est clairement à ajouter à votre playlist si ce n’est pas déjà fait. Avec une grande énergie, Seun nous communique ses bonnes ondes en compagnie de son band. Aussi à l’aise au saxo ou au chant, c’est avec une grande joie que nous l’avons découvert pour la première fois sur scène.

Entre deux concerts, on file s’abreuver et tester l’un des nombreux stands de restauration bio. Aucune fausse note pour l’instant. Mais ne parlons pas trop vite. La perfection en ce bas monde… Patatra. Une première déception est très vite palpable avec l’Américain Hanni El Khatib. Car on en attendait bien plus de sa part. Le son de ses guitares ne nous a pas plus emballé que ça mais son spitch sur l’écologie a tout de même réussi à faire mouche.

Il nous reste à voir les deux têtes d’affiche qui clôturent la soirée de samedi : Django Django et Christine and The Queens. Deux artistes dont l’envergure n’est plus à prouver.

C’est d’abord à Django Django de monter sur scène, les Irlandais-Ecossais offrent un véritable show. La foule est littéralement en feu à l’écoute des titres phares du 1er album Django Django comme « Wor » ou « Default » qui sonnent beaucoup plus électro ou ceux du dernier album Born under Saturn. Mission accomplie, le peuple danse et se prête au jeu. Un très bon concert à découvrir sans plus tarder grâce à Arte.

Petite pause avant l’arrivée de Christine and The Queens avec qui la couleur est d’emblée annoncée : « Je propose de faire de la chaleur humaine, la première énergie renouvelable ». La demoiselle place la barre haute, donc. Mais Christine est bel et bien une artiste complète, largement reconnue pour son talent cette année. Entourée de ses musiciens et danseurs, elle conquit les festivaliers, ça se voit, et ça s’entend lorsque tout le monde chante à tue-tête les titres « Christine », « Saint Claude », « Nuit 17 à 52″. Loin d’être scolaire, Christine danse aussi à la perfection. Elle s’amuse à reprendre quelques titres dont les « Paradis Perdus » de Christophe, accolé au refrain du « Heartless » de Kanye West, ou encore sa version de « Pump Up The Jam ». Fan absolue de Michael Jackson, elle ose reprendre le morceau « Who is It ». Même pas peur. Même pas mal. Et ça fonctionne.

C’est donc une première journée bien remplie qui se termine. On a déjà hâte d’être demain pour retrouver Citizens, Lapsley, José Gonzales, Flavien Berger, Ratatat…

JOUR 2

Mais dimanche, le temps pour commencer est bien plus capricieux. Peu importe. La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. Equipés de nos plus beaux K-way et bravant le froid, nous nous en allons heureux retrouver nos amis bien aimés. Pas question de les laisser tomber.

Dès notre arrivée, le temps de déguster un poulet braisé, et hop une banane plantain histoire de reprendre des forces et nous voilà repartis pour de belles découvertes. Montée de good vibes avec Flavien Berger, bien connu de nos rédacteurs. Complètement déjanté, Flavien nous offre là un magnifique live entre grande phase psychédélique et pop anglaise électrisante. On sent que c’est un artiste investi totalement dans sa musique, qu’il maîtrise en live avec brio ! Arrivé au titre « Leviathan », le soleil refait surface et Flavien nous avoue être heureux d’être devant un public nombreux malgré le mauvais temps. Une fin de concert bourrée d’émotions donc.

Du côté de la scène principale, Citizens! assure et fait vite monter la température. Ils jouent aussi bien des nouveaux titres issus du dernier album European Soul que leurs anciens titres. Le groupe réussit tout de même à nous faire danser malgré la pluie qui tombe encore. Un beau concert.

Mieux qu’une séance de relaxation, le concert de José Gonzales se transforme en une belle leçon de quiétude. La foule arrive en masse et à les observer, n’hésite pas à s’allonger dans l’herbe humide tout en écoutant s’enchaîner les titres de son dernier album Vestiges & Claws. Mention spéciale à sa reprise du « Tear Drop » de Massive Attack.

C’est ensuite au tour du tant attendu Joey Badass qui “flatté d’être le seul artiste hip hop du festival » a clairement réussi à chauffer tous les festivaliers. Big up pour la petite citation à son amour de la marijuana, la green, et oui, We LOVE GREEN, c’est aussi un peu ça l’idée ! On sent bien qu’il y a beaucoup de monde venu en grande partie pour LUI. Et qu’est ce que ça nous fait du bien de prendre une bonne grosse claque HIP HOP ! On a bien jumpé, ambiance Brooklyn la famille, et tout ça grâce à toi Joey ! Merci pour ça !

Malheureusement, une deuxième déception arrive avec le chanteur de The Strokes, Julian Casablancas (+ The Voidz), qui passe à côté de sa prestation. Mais heureusement, Ratatat assure et nous le fait vite oublier, puis arrive la prestation de Nicolas Jaar qui même sous les averses a su attirer un public nombreux, déplacé en masse pour le voir. Un magnifique set pour clôturer à merveille ce festival, Nice and Green !

Encore un bon week-end au vert dans ce sublime parc de Bagatelle avec de beaux souvenirs partagés que nous n’oublierons pas ! On remercie Green Room ainsi que les organisateurs du festival ! Ci-dessous, un diaporama de photos de l’événement prises par notre cher ami JP Vignolo. Thanks bro !

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