Souvenirs de croisière terrestre au Hors Bord Festival

Hors Bord Festival © Frédéric Devaux (aka Bobby) (aka babé to the wild) (aka le petit chat)

Comme on vous l’avait déjà annoncé le mois dernier lors de notre interview des orgas, on était impatient de découvrir la deuxième édition du Hors Bord Festival. 

Se déroulant du 18 au 20 mai 2017 dans un cadre assez original – les bassins à flot de Bordeaux -, le festival nous vendait un peu du rêve avec une prog aussi pointue qu’annonçant de la bonne grosse festivalerie comme on l’aime. Un peu d’appréhension tout de même avant le départ, la météo annonçant du cumuloninprout en pagaille, nous avions donc prévu les k-way, le spray imperméabilisant pour les chaussures trouées, et euh, c’est tout. Mais la météo n’en a fait – encore une fois – qu’à sa tête, et la nôtre lui est bien revenue apparemment, car elle nous a réservé quelques agréables surprises. On vous raconte tout ça, puis on termine avec une session diapo vacances en famille. Cheers.


 

JEUDI

Nous n’avons pu nous rendre au festival ce jour là (d’ailleurs en entrée libre), donc on ne vous en parlera pas. Enfin, on a quand-même loupé Death In Vegas, Buvette, Kosme, Hord… Oui oui, snif snif.

VENDREDI

Arrivée sur les lieux : le fait que l’on soit légèrement débile sur les bords n’a rien à voir avec le sourire niais qui s’affichait sur notre visage. On était juste en train de se dire que le site du festival ferait claquer son dentier comme il faut à plus d’un papi. Tournant le dos à une impressionnante base sous-marine, les deux scènes se dressaient, fières. La plus grande jouxtée d’une grue (apparemment monument historique), des installations chill de festival chill et des stands cosy disséminés sur tout le site, bref, on sentait qu’on allait être confortablement installé pendant ces deux jours.

La base sous marine – © Frédéric Devaux

Nous avons pu démarrer les hostilités par le live du vétéran Black devil disco club et son électro disco dark très 70’s. Entre blagounettes du patron et les danseurs qui commençaient vraiment à bien s’ambiancer, ce fut un échauffement franchement très qualitatif.

Après avoir été annoncées (et fait frissonner quelques-uns sur les réseaux sociaux) les quelques gouttes de pluie se sont finalement décidées à bruiner pendant le sympathique live d’Isaac Delusion, et sa pop électro cotonneuse. Le hasard de la météo faisant parfois bien les choses, elle s’est ensuite arrêtée afin de laisser le ciel nous gratifier de magnifiques arcs-en-ciel. Beauuuuuuuu. La pluie a repris, s’est à nouveau arrêtée, nouveaux arcs-en-ciel. Beauuuuuuuuuu Beauuuuuuuu. Bercé par la musique et une météo douce-amère et aléatoire, ce moment onirique nous a fait du bien.

Isaac Delusion + Arc en ciel © Frédéric Devaux

On a ensuite attaqué le gros de la soirée avec Motor City Drum Emsemble en B2B avec Antal. Sur fond de coucher de soleil, le premier envoyait comme à son habitude de la galette disco/funky, et le deuxième apportait une petite touche danse cocotier et exode africanisante. Qui était le premier, qui était le second ? On vous laisse deviner. En tout cas, nous, on était toujours bien.

MCDE b2b Antal © Frédéric Devaux

Trop happé par le set des deux zozos, nous ne sommes point allés voir le live électronique breaké de Lorenzo Senni. Par contre on a croisé quelqu’un qui l’avait vu, et de son avis c’était “destabilisant mais original”. On est pro, ou on ne l’est pas.

La soirée s’est ensuite terminée avec les puissants SUUNS. Malgré des balances en live un peu longuettes (ils nous font le coup à chaque fois), on ne regrette pas la petite attente tellement le son de leur live « electro rock de la lourdeur » fut calibré et massif. On s’en est pris plein le bide, les très fat basses nous amenant doucement mais sûrement du côté obscur de la danse.

SUUNS – © Frédéric Devaux

On était donc prêt à affronter la nuit, qui se poursuivait jusqu’au petit matin sur les mêmes quais mais à l’IBOAT. Très rempli ce soir là forcément, mais tout de même praticable comparé à d’autres clubs parisiens étouffants sa maman. On y a dansé sur la dub techno « subtilisimale » de la subtile Beatrice Dillon, puis on a commencé a bien transpirer avec la techno gorgée de breaks et de ruptures de ton d’Objekt, la nouvelle sensation du moment. On a carrément terminé en suant comme des petits cochons sur le set un poil bourrin de Loner, grosse techno la famille, vous connaissez. Un set all night long de la jeune Anaïs Leszcynska se déroulait sur le pont à l’étage et nous permettait de respirer un peu sur de la house. Mais pas trop longtemps. On était tout de même là pour en découdre.

SAMEDI

Malgré tout le rosé ingurgité la veille, le grand soleil du lendemain nous a retiré notre gueule de bois instantanément, et la journée de bien commencer avec le live du rappeur Roméo Elvis. L’énergie communicative du mec ainsi qu’une bonne petite foule de fans ont fait le taf d’un concert qui nous a parfaitement mis en jambe.

Roméo Elvis et son backeur © Frédéric Devaux

On a ensuite continué nos mouvements de mouliné avec les bras et les coudes devant le british AJ Tracey (accompagné d’un acolyte) pour un set de grime/trap des bas fonds de l’Angleterre. C’était honnête, efficace, un peu street, un peu cradingue. Nickel.

Quelques petits dandinements mignons sur le live pop mignon sophistiqué du finlandais Jaakko Eino Kalevi, puis l’heure de la messe du rosé glaçon a sonné avec l’arrivée du fameux Dj Koze, et ses belles pépites aux genres bien mélangés et bien mixés pour un set qui nous a juste fait voyager, et boire, comme il faut.

Dj Koze + Rosé © Frédéric Devaux

Ensuite est arrivé Floating Point qui nous a surpris en alternant d’excellentes – mais assez prévisibles – tracks disco funk, avec des moments plus électroniques et de belles mélodies qui nous ont emmené loin, le tout sur un coucher de soleil très californien. Bref, vous voyez le tableau. Et si vous n’y arrivez pas, pensez « bon moment dans un festival », puis regardez cette photo.

Floating point © Frédéric Devaux

Voilà.

La messe finale, et c’est vraiment le terme approprié, a ensuite pu démarrer avec le set de la légende underground Omar S, que l’on se réjouit de trouver de plus en plus en festivals en ce moment. Le sieur Omar nous a balancé du gros, du chaud, du souple, un peu, du dur, beaucoup. Désolé de vous parler comme dans un commentaire sur facebook, mais oui, c’était louuurd de ouf. Seul regret : on était au bar pendant notre track préféré. Snif. Mais ça va pas trop snif non plus. Omaaaarrrr fuckinnnng S !!!

Pas de club pour nous ce soir là, mais le crew local l’Orangeade crew – avec qui nos dj chéris ont déjà mélangés fluides et liquides lors d’une soirée sur l’IBOAT l’année dernière – et surtout Boo Williams, Chaos in the CBD et Laura BCR ont dû envoyer la pâté HOUSE SOULFUL comme il faut. On leur fait confiance.

DIAPOS SOUVENIRS QUI FONT VRAIMENT PLAISIR 

Terminons par une session diapositives pas chiante, car, contrairement aux voyages en couple de vos potes, vous aussi vous aviez bien envie d’y être. La deuxième moitié du binôme limonadien, accessoirement photographe de l’extrême (mais que le dimanche), un vieil argentique et deux pellicules en poche pour tout le festival (c’est ça le thug dominical), a pris quelques one shots, et ne s’est pas trop loupé, on trouve 🙂 Hors Bord Festival : certainement la meilleure pub pour la ville de Bordeaux. Bah ouais Alain, on reviendra. Bisous.

Cliquez sur la diapo pour l’afficher en plein écran.

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