Serie Limitee 007

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« Série Limitée Records is a vinyl only label focused on quality house music. Very limited quantities and no re-press. ».

Voila, on cherchait comment introduire cet article et on peut dire que la description du label nous a bien aidé. Par ailleurs, elle résume parfaitement son esprit: uniquement des vinyles, de la house de qualité, en quantité limitée et sans re-press donc.

Série Limitée Records fut créé en 2013 par Cedric Sabras aka Monsieur Cedric, Dj, producteur, digger invétéré, accueillant en son sein des artistes connus et reconnus tels que Jordan Fields, Steve Frisco, Joey Kay, d’autres en devenir comme Flabaire de DKO Records et des perles confidentielles comme les productions de Jimini, Aldo ou Desos. Bref, c’est la crème de la House qui est diffusée de par le monde au travers de ces mystérieuses galettes blanches. Un profond respect de la musique est la base de toutes les releases et anime le label : respect des musiciens, des origines de la House et surtout respect de la qualité.

Alors quand les previews de la septième sortie ont été disponibles, une seule chose s’est imposée : s’enfoncer confortablement dans son canapé et appuyer sur play.

L’EP commence par un track de Neuronphase, artiste sur lequel peu d’infos sont trouvables sur la toile, excepté qu’il a sorti deux tracks en 1995 sur une obscure compilation de House estonienne. « Life in the party » nous plonge dans une ambiance feutrée, filtrée à mort, où les cuivres raisonnent au loin et les chiens aboient, comme si l’on sortait à six heures du mat d’un club bien dark de la banlieue de Tallinn. Très atmosphérique, la seconde phase du track est plus légère, menée par un lead hypnotique et entêtant.

« Frankfurt Weekenders » de Le Rubrique et Jacob Stoy (qui a été révélé par le très bon label Uncanny Valley) s’inscrit dans une dimension plus classique. Grosse ligne de basse, pad omniprésent et synthé s’associent à un ensemble de sonorités complexes. La richesse de ce son témoigne du très grand travail et savoir-faire des deux compères.

La face B commence par Ana Xander et son « Daddy’s Throbbing Groove » que l’on peut traduire littéralement par le Groove Palpitant de Papa. Effectivement palpitant, ce morceau est marqué par de nombreux contre-temps ainsi que par une disharmonie totale des instruments. Il nous plonge dans un certain malaise introspectif, qui nous pousse à une réflexion sur notre raison d’être et notre place dans le monde. Ouai, rien que ça.

Enfin, le disque se termine par « Change Of Perspective » de Flabaire. Le producteur phare de DKO nous livre ici une ré-interprétation réussie de la House à l’ancienne. Des sonorités très 90’s qui rebondissent dans tous les sens, des pads harmonieux au possible, une rythmique ultra-efficace et une petite vocale parfaite. Pas de fioritures, le job est fait, on est transporté dans le temps et diantre que c’est bon !

Vous l’aurez compris, si vous cherchez de la House de qualité à partager avec votre voisin de palier vous êtes sur le bon disque et surtout le bon label. Alors prenez votre mal en patience et attendez la rentrée, vous le méritez.

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Polair
L'autre papa, taulier depuis 5 ans de la musique électronique au Limo. De la techno industrielle berlinoise à la disco house des plus groovy en passant par de la micro à la roumaine, je vous parlerai de tous les styles qui ont ce petit truc qui fait battre nos coeurs. Si j'étais un cocktail je serais un long island ice tea, sucré mais violent. Pour des mixs et démos, c'est par ici >> https://soundcloud.com/polairwatso