Le punk fun des canadiens Teenanger est la régression estivale parfaite

Le 14 juillet dernier (cocorico !), le groupe Teenanger nous dévoilait leur nouvel album presque-éponyme-mais-en-fait-non, Teenager, accompagné du clip “Fun Forgot”. Filmé au 35mm, on y suit une ado blasée alors qu’elle nous raconte une journée d’été « trop nuuuuulllle » qui se révèle en fait complètement absurde, et qui se termine en rave dans une cave obscure remplie de bébés. On ne comprend pas trop non plus, mais on hoche la tête, par compassion, mais aussi parce-que le morceau défonce. 

Le quatuor originaire de la plaine aux caribous (coucou le Canada) n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’agit déjà de leur 5ème album. Sorti sur le label Telephone Explosion  –géré par deux des membres du groupe – Teenager (en plus de nous faire galérer avec son orthographe) est un album de punk à base de mélodies bien entraînantes, tendant même vers des sonorités surf-rock.

Pour faire bref : ça pulse, c’est décalé, c’est pas prise de tête. Et c’est exactement ce qu’il vous faut alors que vous avez besoin de souffler un peu cet été, après ce retour forcé au domicile familial, tandis que vous vous sentez tout doucement régresser à un état adolescent. D’ailleurs après deux morceaux vous êtes déjà sortis de chez vous en skate pour aller acheter de la drogue. FUCK !!! Comme quoi, Teenanger ont très bien su choisir leur blaze (débile).

Au delà du fun, Teenager est aussi empreint d’un message un peu plus sérieux, se construisant autour de paroles analysant la société surmédiatisée dans laquelle nous vivons tous (FUCK ! bis) mais faisant aussi état de la réalité du changement climatique. Avis aux plus anglicistes, donc.

Si le disque commence tranquillement avec le morceau “Two Middle Fingers”, ne pas se fier à ce calme initial : on s’engage assez rapidement dans des morceaux bien plus rythmés. Hyper éclectique, l’album se compose de 13 petites pépites explorant les sous-genres du punk, de quoi ravir les amateurs des plus puristes aux débutants (toujours pas qu’un truc de bourrin, hein).

Petit coup de coeur pour “The Night Shift” aux sonorités très années 1980, à base de synthés et de voix à la Ian Curtis (le grand revival continue).

On vous laisse donc vous délecter avec cet album qui saura, à n’en pas douter, ponctuer le reste de votre été. Vous verrez, ça marche aussi bien quand il fait trop chaud que quand vous râlez parce qu’il s’est mis à pleuvoir des cordes et que, quand même, hein, on n’est pas en automne. Faut pas abuser. FUCK. 

Le disque s’écoute dans son intégralité par ici et pour choper le vinyle c’est par lala.

 

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