PREMIERE & ITW | Malouane

Aujourd’hui, on vous propose de découvrir Malouane, jeune producteur parisien de house musique, co-fondateur du label In any case records que l’on avait interviewé il y a quelques temps en compagnie des deux autres tauliers lors de leur première sortie d’EP, souvenez vous. En plus d’avoir une nouvelle fois gentiment répondu à nos questions, nous permettant d’en savoir plus sur lui, il nous offre en exclusivité une jolie track deep et jazzy à souhait, intitulée « Break it down ». Que l’on s’écoute sans plus attendre, tout de suite. Merci mate 😉


Salut ! Alors on te connait fervent représentant des Chineurs de Paname, co fondateur du label In Any Case records avec Jo et Théo ainsi que producteur en tant que Malouane. Comment es tu arrivé à produire de la musique ? 

J’ai toujours écouté beaucoup de choses différentes depuis que je suis tout jeune, et j’ai toujours eu envie de faire de la musique. J’étais fan de batterie mais par manque de place je n’ai jamais eu vraiment l’occasion d’en faire, à mon plus grand regret… Il y a de ça 4-5 ans, quand j’ai vraiment commencé à écouter beaucoup plus de musique électronique, l’envie était toujours là, voir même encore plus grande puisque c’était une musique qui me paraissait plus accessible à produire. J’ai attendu un petit peu, puis j’ai commencé à me concentrer sur Ableton (NDLR: Logiciel de MAO) plus sérieusement, il y a 2 ans de cela.

Quand tu produis, quel est ton set-up ? Est-ce que tu es plutôt dans le trip analogique, ou tu prends juste le meilleur de tout ce que tu aimes ? 

Ça prend du temps et de l’argent d’arriver à trouver vraiment son set-up idéal avec lequel tu es à l’aise pour produire. Ableton me permet de faire énormément de choses et le temps passé dessus m’a permis de me rendre compte de ce que je voulais en analog, et au contraire d’identifier les points où Ableton me satisfaisait pleinement. Si tu veux tout savoir, aujourd’hui j’ai un SP 404 dont je me sers principalement pour les effets, une MPC 2000XL, un MOOG, SUB 37 et une vieille console TASCAM.

Comment définirais-tu ton style (en termes de production) ? 

Le sampling est vraiment important dans ma manière de bosser, c’est la base de tout morceau que je démarre. Ça peut partir d’un break, d’une basse, un rhodes…  Ça me permet de mêler mes différentes influences et c’est super important pour moi de le faire sinon je m’ennuierais. J’essaye autant que possible de lier des choses qui me plaisent en allant chercher du côté de l’afrobeat, du jazz, du disco, mais rien n’est fixé, tout dépend de mon humeur ou de mon état d’esprit du moment. Ça donnera parfois des morceaux plus calmes comme ce que j’ai pu sortir sur In Any Case Records, ou encore des choses un peu plus énervées qui arriveront prochainement.

© Juliette Hautemulle – The best 🙂

Tout est allé très vite depuis que vous avez créé In Any Case en 2016, et l’aventure ne fait que commencer. Pourquoi et comment t’es tu retrouvé dans cette aventure ? Quel est l’état d’esprit derrière tout ça ? Et quelles sont les valeurs que vous souhaitez partager ? (si vous en avez haha, c’est pas obligé) 

J’envoyais régulièrement à des labels des demos mais c’était toujours compliqué. Avec souvent pour réponse un « c’est cool ce que tu fais mais notre planning de sorties est bouclé sur toute l’année » donc à un moment c’était plus frustrant qu’autre chose. J’ai rencontré au départ Théo (G2S) qui était un peu dans le même état d’esprit et en discutant on s’est rendu compte qu’on écoutait et qu’on aimait beaucoup de choses en commun. Donc on a lancé le truc. Johanna nous a rejoint peu de temps après.

Le projet est d’arriver à rassembler sur un même disque des artistes aux influences et aux délires différents, tout en essayant d’avoir un résultat final cohérent. On essaye de lier des édits disco à de la house et du hip hop, des morceaux clubs et des morceaux à écouter chez soi avec des potes en plein aprem, etc. C’est aussi un moyen d’amener les gens à peut-être écouter des choses qu’ils n’auraient pas eu l’occasion d’écouter, un mec peut avoir entendu l’edit Disco en club et en fouillant un peu d’où il vient se retrouver à écouter du hip hop déstructuré. Le sampling est encore une fois la base de la plupart des morceaux qu’on choisit de sortir.

Que dirais-tu à quelqu’un qui a envie de créer un label « vinyl only » aujourd’hui ? 

Réfléchis bien à ce que tu vas faire, et ce que tu veux vraiment ! Il faut savoir être patient et même persévérant quand tu te fais jeter par un distributeur, ne pas avoir peur de perdre de l’argent – surtout au début – et il ne faut pas s’attendre à s’en faire non plus !! Et surtout être dans une relation de confiance et bien s’entendre personnellement et musicalement avec les personnes qui monteront le projet avec toi.

Tu as fais ta première sur le woodfloor de la Concrète il y a peu, ce qui est un peu la consécration pour un bon nombre de jeune dj et producteur. Ça s’est bien passé, t’a kiffé ?

Mortel évidemment ! Une équipe super cool aux petits soins pour toi. T’as le temps de te soucier de rien si ce n’est de la musique que tu vas passer, et c’est quand même bien agréable, surtout sur 3h de set où j’ai pu me faire plaisir et passer pleins de trucs différents devant des gens super réceptifs.

On en profite, quels sont les 5 sons qui, pour toi, retournent un dancefloor à chaque fois ? 

Tikkle« Give Into Our Rhythm »

Agua Re« Holy Dance (Large Sound mix) »

The Count Of Monte Disco« Jaws »

Lucretio« I Piu Piccoli »

Men From The Nile« Watch Them Come! »

Que nous réserves tu prochainement ? Des gigs de prévus ? Des releases ?

On peut me retrouver à Rouen le 9 Mars avec G’boi et Jean Mi, le 18 Mars à Paris à l’hôtel Generator pour les 4 ans de Make It Deep (où nous serons également 😉 ) et le 24 Mars sur le woodfloor de la Concrete, again.

Concernant les sorties, bien évidemment des tracks sur les prochains Various d’In Any Case Records, un track sur un Various Imported Paris, un EP sur Lagaffe Tales et au autre sur In The Box Records. Tout ça prévu dans le courant de l’année.

Quelle est pour toi la bringue idéale ? 

Une centaine de personnes déguisées dans un spot original, des potes qui se relaient au son, de la house, du disco, de l’afro !

Et enfin la question tradition du limo : si tu étais une boisson tu serais quoi, et pourquoi ?

Café all day long – Whisky all night long !!

Ouuuhhh Yeahhh ! Merci malou ! On te souhaite le meilleur pour la suite.

Pour suivre l’artiste, c’est par ici les amis :

FACEBOOK MALOUANE
SOUNDCLOUD MALOUANE

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