Odessey & Oracle And The Casiotone Orchestra LP

Nous allons aujourd’hui parler du groupe de pop psychédélique Odeysey & Oracle, qui est en bonne place pour vous faire oublier votre groupe préféré, celui que vous adorez écouter seul sur votre lit, dans le confort de vos petites chaussettes de ski. Leur premier album, « Odeysey & Oracle and the Casiotone orchestra » sort ce vendredi 12 décembre 2014 chez Carton Records , et il est d’ores et déjà votre petit secret… Pour plusieurs raisons.

Tout d’abord leur nom, référence au chef d’œuvre culte des Zombies (Odeysey & Oracle, 1968), qui, en plus d’amener chaque personne qui écrira quelque-chose sur eux à utiliser le terme de « chef d’œuvre », leur permettra de ne jamais être référencé correctement dans les moteurs de recherche (en fait on les trouve en tapant « …and the casiotone orchestra » mais chuuut). C’est peut-être un détail pour vous, mais ça peut justifier exceptionnellement de commencer une phrase comme une chanson de France Gall et d’en faire une blague.

Ensuite la musique (et oui !), composée de doigts de maitre par ses trois membres (deux filles et un garçon, également bientôt vos meilleurs amis), propose une expérience rafraichissante tant elle saute allégrement de la pure maîtrise technique à l’évidence et la simplicité. Clairement, de la musIque avec un grand I, comme Instruite, Innovante mais aussi Immédiate et presque Inespérée aujourd’hui dans ce monde méchant qui va pas bien.

Nourrie de multiples références dont la plus évidente est la « pop baroque », leur musique, chantée mais aussi instrumentale, contient des mélodies touchantes et complexes, autant gorgées de sonorités acoustiques que synthétiques. Les instruments y tiennent une grande place, abordés comme de vrais personnages grâce à un très beau sens de la narration/composition. Des cordes en tout genre aux flûtes, en passant par les petits synthés kiki (un peu vintage quoi), leur présence colore des univers variés et riches en rebondissement. A l’évidence, l’album est intensément cinématographique. Au dernier degré du terme même, dans le sens où c’est de votre quotidien que ces chansons vont faire un véritable petit film (indépendant hein, avec quelques touches de fantastique, mais pas de Michael Bay à l’horizon).

L’objet contient neuf morceaux, chantés en anglais et en français (un peu) par des femmes et des hommes (un peu), ainsi qu’une multitude d’interludes instrumentaux qui donnent du relief à l’ensemble, comme un bouquet de fleurs en bois taillées dans un arbre magique miniature. Et comme dans la vie c’est toujours mieux d’être together, une ribambelle d’humains (le « casiotone orchestra ») sont venus prêter leurs voix et instruments, servant l’ampleur sonore de ce projet.

Ecoutons en quelques morceaux :

Ayant bien conscience que cette chronique ne vous aide pas trop à situer l’album sur le grand damier des influences (encore plus chiant qu’un échiquier), mais dans le souhait de vous en dire d’avantage sur le contenu du disque, nous vous proposons ci-après notre interprétation un brin subjective et psychédélique de son tracklisting. Notons que ce passage de l’article témoigne des effets secondaires inhérents à son écoute, et peut aussi être justifié par le fait que son auteur manque de culture musicale.

Au Menu :

1- « 2016″ : chanson folk avec attaque gentille d’extraterrestres gentils

2 – « Invention #1″ : des petites guitares d’amour

3- « The Unicorn » : histoire contée par des farfadets marchant en canard autour d’un feu dans une forêt ancestrale + dégustation de sablés bretons

4- « Invention #2″ : des petites flûtes d’amour

5- « Esprit Du Ciel « : esprits du ciel donc, planant au-dessus de cowboys de pixels sur des plaines de pixels

6- « Invention #3″ : des petites voix synthétisées d’amour

7- « The Cat With Lipstick » : votre chanson préférée

8- « Invention #4« : des petits pianos d’amour

9- « Alphabet«  : l’école en bien et beau

10- « Invention #5 (Palindrome) » : des petits violons d’eau fraiche

11- « I Saw My Mother » : le blues du désert sans sa maman

12- « Invention #6″ : des grands violons, après l’amour

13- « Fixing The World » : révolution de l’Univers avec les copains

14- « Invention #7″ : Pacman se questionne sur son métier

15- « Night Of The Tacky Toys » : les fantômes sortent tous en même temps du placard mais ils sont de bonne humeur (un peu comme la parade dans POMPOKO)

16- « Invention #8″ : l’enterrement de Pacman ?

17- « V.I.A.G.R.A » : grosse teuf de pucerons drogués qui chantent (et ban****)

 

L’album sort donc ce vendredi 12 décembre 2014 à l’occasion d’un concert au Karspek à Lyon. Leur release party à Paris se tiendra à l’Olympique café le 8 février 2014.

Cliquez sur Miam si vous souhaitez vous procurer ce disque (et l’écouter dans son intégralité): Miam !

Plus d’infos sur leur blog 

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