Obasi Shaw, el Fenomeno Hip-Hop de la semaine

obasi shaw
Image The Independant

Obasi Shaw, ou la belle histoire qui nous vient des States, comme souvent lorsqu’on vous parle Hip-Hop (et de story qui font chialer). Une fois n’est pas coutume, c’est d’Harvard, la méga ultra giga famous fac américaine, que nous vient cette histoire spéciale American Dream, mention good vibes oblige.

Etudiant en informatique et en littérature anglaise, Obasi Shaw a rendu un mémoire de fin d’études pas comme les autres. Là où tous ses prédécesseurs et potes de chambrée avaient opté pour le scénario de film, le recueil de poème ou encore l’autobiographie, Obasi Shaw a proposé à son université un…. Album de rap ! Et le résultat est somptueux.

Le jeune Emcee de 20 ans n’est pas novice en la matière, puisqu’il avait déjà sorti le morceau « Understand » l’année dernière, sur lequel son flow articulairement parlant très propre donnait la réplique à monseigneur Martin Luther King. Rien que ça.
La filiation était toute trouvée, tous deux étant nés sous le soleil d’Atlanta, dans l’Etat de Georgie.

Une grosse rasade d’Histoire, une poignée immense de culture, et énormément de talent pour la recette de cet album.

La cause des Afro aux Etats-Unis ne laisse pas indifférent la future star et son album, Liminal Minds, retrace en dix chansons l’histoire des noirs au pays de l’Oncle Sam, de l’esclavage à la présidence Obama, en passant par les Black Panthers et consorts. Dans une interview donnée à la gazette du campus Harvard Gazette, Obasi Shaw explique que le rap est un moyen d’expression, et notamment de son « identité noire ». De la négritude du grand Aimé Césaire à Obasi Shaw, il n’y a qu’une strophe.

Sous couvert d’études poussées de textes fondamentaux de la littérature anglaise comme les Contes de Canterbury, cycle d’histoires du XIVe siècle écrites en vers par Geoffrey Chaucer qui a énormément influencé notre étudiant, Obasi Shaw nous livre une série d’histoires poignantes sur la ségrégation raciale et la société américaine. Le travail minutieux du texte est essentiel dans l’album. Presque académique, l’enchaînement des rimes porte chaque morceau, à l’image des dernières lignes de « Pilgrims », parfait exemple de la poésie qui sommeille dans le Hip-Hop.
De quoi rendre fier son prof d’écriture poétique qui lui a filé la meilleure note !

Eh ouais bitches, rpz le Hip-Hop dans le poésie game.

Pour retrouver les titres de l’EP, c’est par ici ou ci dessous 😉

En attendant son second album, le tout récemment diplômé va commencer à taffer en tant qu’ingé informatique. Ça va swinguer dans l’open-space.

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