Nuits Sonores – Nuit 3 – Yolo les 15 ans

nuits sonores
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YOLO, 15 ans ça se fête qu’une fois ! Non, ce n’est pas l’anniversaire de notre petit cousin préféré mais bien celui d’un des plus grands festivals de la scène Française et Européenne : Les Nuits Sonores. Pour de nombreux lyonnais, dont fait partie votre cher et tendre rédacteur, les Nuits Sonores furent l’un des premiers grands événements marquants, et reste cher dans le cœur de nombreux amateurs de musiques électroniques.


Et oui, on est quelques-uns au limo a s’être fait bercer aux rythmes endiablés des machines et autres platines entre les différents lieux qui ont accueilli les Nuits (ou Nuits So, pour les plus sophistiqués) : Les Subs (Subsistances pour les non-initiés), les usines SLI (magique), la piscine du Rhône ou encore le sacro-saint Marché Gare. Et pour cette 15 ème édition, qui a eu lieu du 24 au 28 mai 2017, ce sont les anciennes usines Faguor-Brandt (qui accueillent leur centre de R&D, big up la Lyon Tech, YOLO aussi) qui ont fait face à un déferlement de plus de 14 000 festivaliers (200 selon la police, 150 000 selon les organisateurs).

MAIS, car, comme dans toute introduction qui se respectent, il y a toujours un mais, les Nuits Sonores ce n’est pas que le ON, c’est aussi tout un festival OFF sous la forme d’un véritable circuit électronique dans toute la ville. En effet, de nombreux établissements et lieux lyonnais organisent des événements durant cette (petite) semaine de festivités. Nous avons eu la chance de pouvoir aller au Ninkasi Kao le samedi voir le beau Armless Kid ou les loulous de In Any Case Records et ainsi profiter de quelques pintes d’une délicieuse boisson houblonnée accompagnées de galettes de qualité. Mais surtout notre Club Limo adoré (oui oui, on s’envoie des fleurs que voulez-vous, YOLO encore une fois) a été invité par les fougueux et joyeux lurons de Art Feast Records pour venir partager leur « EXTRA : Thé à la Menthe » organisé à la maison de la Confluence. Barba Dulce et Polair (celui la même en train de vous parler de lui à la 3ème personne) furent conviés à venir distiller quelques sucreries Arabic Disco, de Ahmed Fakroun à La Caution…

Fin de cette interlude et retour au vif du sujet.

(NDLR les descriptions de chacun des concerts sont fonctions des goûts et de la capacité de notre reporter de l’extrême de prendre des notes sur son tel).

Après avoir fait un tour au bistro juste en face des usines, nous nous sommes dirigés vers la scène B où officiait nos deux chineurs adorés, G’boï et Jean-Mi. Et les mecs nous ont offert une belle sélection de Rare groove français & US ! Mention spéciale à leurs petits shorts et à leurs T-Shirts blancs, qui les rendaient aussi sexy que des joueurs de pétanque devant une payotte à Saint Tropez 😉

Nuits Sonores Chinerie
Nuits Sonores – La Chinerie – Gboï & Jean-Mi accompagnés de Polair au milieu. Big up au tel de substitution : tu fais pas l’taf bro…

Petit tour par Marie Davidson, qui prodiguait un live de grosse techno entrecoupé de voix étranges pour un petit groupe d’amateurs subjugués. Une construction tout en finesse caractérisée par une basse très présente, nous étions à la limite de la bass musique en mode slow bpm.

On enchaîne avec un bisou à Dollkraut, les trois lascars nous font penser à Depeche Mode car ils étaient tout de noir vêtus (clichés quand vous nous tenez).

Retour sur la scène B avec Fatima Yamaha et une foule massive. Quelques sons orientaux au début de son set ainsi qu’une bonne house, rythmique et pleine de synthés en tous sens. Le consensus de ce début de soirée. Ce consensus était aussi symbolisé par le grand « We Are Europe » projeté sur les bannières verticales.

Dès que les premières notes de « What’s girls to do » ont retenti, son gros tube, toute la salle est entrée en plein délire, pour une ambiance véritablement électrique.

Décollage en douceur Avec #fatimayamaha #nuitssonores #ns2017 #ns #nuitsonores2017 #nuitsso2017

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Il s’en est suivi un mini coup d’oreille sur Aurora Halal, qui livrait d’ailleurs une très bonne techno, très harmonique et pas du tout hard.

Un très grand moment passé ensuite avec Pharaoh Sanders qui nous a régalé. On ne peut que saluer l’effort et l’exercice mené avec brio par les gars en charge de la prog des Nuits So ; proposer un tel live de jazz en plein de milieu de la nuit, c’était risqué quand même ! A la frontière entre le Free Jazz et le Soul Jazz, la belle foule que nous fûmes s’est régalé avec ce monstre, qui reste l’une des références quand on parle samples de hip hop/house.

On est resté sur la même scène avec Harvey Sutherland en live. Harvey au clavier et Bermuda au violon & batterie. On est dans une interprétation beaucoup plus rock avec une dynamique de malade des tubes de Harvey. Gros coup de cœur pour le solo de violon qui a duré environ 4 min (mesure fiable et objective) et qui a retourné le dance floor avec une accélération bien venue ! Enfin, on salue la reprise du thème de « GhostBuster » de derrière les fagots sur la fin qui fut magnifique !

Harvey surherland live band yo #nuitsso2017 #nuitsonores2017 #ns #ns2017 #nuitssonores #harveysurherland #liveband

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Puis est arrivé enfin l’un des autres moments phares de la soirée : Floating Point Live Solo. La foule, compact, semblait trépigner d’impatience. Dès le début il a donné le « La » pour une prestation centrée autour de la bonne grosse violence. On a senti le travail du son, Floating Point a envoyé une sacrée vibe et bordel qu’est-ce que ça a cogné ! On avait pas l’habitude 🙂 Chapeau bas au mapping qui nous a bien fait triper avec des visuels assez psychédéliques.

La lourdeur du live de Floating Point ne nous pas empêché d’aller kiffer ensuite Moscoman. Celui-ci balançait une disco semi-orientale extrêmement propre. Mention spéciale à la grosse reprise du « Supernature » de Cerrone.

Cette nuit s’est conclue là où elle avait commencé, non pas au bistro en face des usines Faguor-Brandt, mais sur la scène B où le kidz de Detroit, Funkineven officiait. Le patron d’Apron n’a pas fait dans la dentelle lui aussi. Entre gros tracks acid, house filtrée à mort et autre saloperies qui ont cogné, il a bien lâché les rennes. Petite dédicace au pays avec un petit The Bells qu’il nous a calé tranquillou, pour terminer sur une bonne touche disco/afro qui a achevé avec classe et plaisir cette douce nuit 3 des Nuits Sonores 2017.

En conclusion, ces deux journées aux Nuits Sonores furent parfaites, un temps resplendissant, un lieu atypique, une organisation du tonnerre et un OFF majestueux. 15 ans fêtés avec classe et panache. Bravo à tous ceux impliqués autour de ce projet, et pour nos amis Bruxellois, rendez-vous début Septembre pour une délocalisation des Nuits Sonores dans votre douce cité !
Vous aurez le plaisir de retrouver entre autres MCDE, Bambounou, Moscoman, Leon Vynehall, Africaine 808, San Soda et notre lyonnais adoré Pablo Valentino ! Plus d’infos sur la page Facebook des Nuits So, YOLO !

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