NECK – Long Gone EP

0
1 vues

On l’avait déjà relayé dès sa sortie la semaine dernière sur le Soundcloud du limo (en passant, si le soundcloudage fait partit de vos habitudes, rejoignez nous, vous verrez on y est très actif) mais on souhaite vous en parler plus en détail aujourd’hui, car le deuxième EP du producteur Hongrois Neck est une petite tuerie Future Beats qui fait du bien au plaisir.

Alors, ça ne révolutionne rien, ça caresse même dans le sens du poil de barbe, mais pourquoi s’emmerder quand on paye 40 euros un barbier tous les mois ? Comme lorsque vous consultez sur Internet les top 11 des plus beaux lagons photoshopés, les 10 choses que vous ignorez sur le plaisir capillaire ou les 18 raisons de faire l’amour sur la plage avec votre animal de compagnie, vous générez de l’audience pour des gros sites de merdes, Ok, mais en même temps vous vous attendrissez les neurones pendant quelques minutes, et il n’y pas vraiment de mal à ça.

Cet EP de Neck s’avère donc être une petite satisfaction auditive sans contrainte, qui peut se voir aussi comme un top 5 de la musique à écouter pendant que l’on joue à GTA V. Le mec l’a d’ailleurs bien compris, et voici pour preuve une mini vidéo artisanale qu’il a mis en ligne pour teaser son projet : CLIQUEZ ICI BANDE DE S** “et hop”.

Trêve de sauteries, on se lance de suite ce Long Gone, écrin idéal pour cruiser des côtes virtuelle en Hors Bord les cheveux de pixels au grès du vent et de la puissance de votre carte graphique  :

Comme vous avez pu le constater, on est ici en présence d’un Hip Hop instrumental moderne, côté Trap de la force mon frère. Mais l’approche, elle, s’avère être un peu plus old school, notamment grâce à l’utilisation de samples et de mélodies qui flirtent avec le jazz atmosphérique. Les trompettes sonnent comme des héroïnes solitaires, la reverb est chaude, les synthétiseurs plus smooth tu crèves, et les constructions rythmiques, assez typiques du genre, comptent quelques bonne idées. Bref, c’est du qualitatif.

Mais qui se cache derrière Neck ? Après quelques enquêtes sur des sites Hongrois et avec l’aide de google « tradition » (cet article a été lui même traduit du français au français), nous nous sommes rendu compte que c’était le nouveau projet d’un producteur de Budapest, assez connu en Europe pour produire une House vocale un peu swing et légèrement racoleuse (voir ce clip « American Apparel sur Fixie ») sous le patronyme Monkeyneck. Que l’auteur de ces lignes trouve certes bien réalisée, mais de mauvais goût. Après on n’est pas là pour chier dans la soupe (même si ça peut arriver dans certains endroits), mais nous préférons boucler cette parenthèse journalistique en soulignant que quand même, l’artiste à eu raison de calmer le “Monkey” en lui pour ne laisser plus que ce Neck, les couches de couleurs criardes en moins, le hip hop downtempo qui donne envie d’écouter du Erick Truffaz dans une cabriolet en plus.

Son premier EP, Can’t Get, sortit il y a 8 mois, sonne un peu plus Rn’B, mais est tout aussi plaisant, et on se l’écoute pour finir tout de suite :