MONTICULE IS MONTICOOL

Monticule festival 2017
Toutes les photos de ce report sont de ©Rubens Ben

Après avoir été séduits l’année dernière par le GIF report de notre photographe Rubens Ben parti en repérage au Monticule festival, nous nous étions promis de ne louper l’événement cette année sous aucun prétexte. Le Monticule festival est un festival à taille humaine, créé il y a 3 ans par des munichois ayant des liens fort avec la région et plus particulièrement le domaine de Gayfié, situé à environ 1h de Toulouse en voiture. Ce festival a pour objectif de réunir français et allemands dans un microcosme de bonheur où le bien-être, le bien-vivre et le bien-fêter sont mis à l’honneur. Pour les curieux, le GIF report de l’édition 2 par ici. Voici, de la manière la plus modeste qui soit, l’expérience inoubliable que nous avons pu y vivre cette année avec son lot d’anecdotes, rencontres en tout genre, expériences musicales et souvenirs gravés à jamais. 


PREMIER JOUR : 37° SOUS LE SOLEIL, BONHEUR ET BONNE HUMEUR

 C’est le jeudi que nous nous mettons en route pour rejoindre ce petit monticule verdoyant qui abritera dans la joie et la bonne humeur tout le week-end un peu plus de 700 participants. Il est alors 19h et la température avoisine les 37°C lorsque nous arrivons sur les lieux. Pas le temps de niaiser, il est l’heure de poser sa tente dans le camping au beau milieu de la nature et à côté de nos tout nouveaux super copains. Ceci fait, nous partons à la découverte du site du festival qui nous réservera par la suite plein de belles surprises. A notre arrivée sur le site, nous découvrons la scène principale au coucher du soleil avec aux platines le duo munichois Shimé & Robinson. Nous faisons un tour au bar à bulles, coupes de champagne à la main avec une vue magnifique sur tout le domaine. Le temps est à la décompression, loin des tracas, loin des blablas !

  Dès 22h, DJ Kosme, le résident du sucre à Lyon, fidèle à lui-même nous prend par la main pour entrer dans le clair obscur de la nuit en nous catapultant directement dans une autre dimension spatio-temporelle. L’heure est au relâchement et à la bonne humeur. On comprend très vite que ces 3 prochains jours vont être intenses et riches en émotions. On se laisse porter par la musique quand soudain il nous drope une track folle de Red Axes qui clôturera la stage ce soir-là de façon épique (en attendant de les voir jouer, spoiler !!). Tout le monde rentre alors dans un état de transe qui ne nous quittera plus jusqu’au dénouement du festival.

Les lumières de la structure lumineuse tentaculaire surplombant la piste de danse rythment nos pas aux sons tripés de Kosme qui nous quittera avec classe et groove sur la track de Midland « Final Crédits »… Belle manière de nous dire « Good bye ».

Le soleil est bien couché quand Autartik – du label Disco Hallal – prend le relais et nous propose un live aux sonorités arabisantes… A la voix et aux machines, le jeune israélien, que nous avions déjà eu la chance de voir en live à Tel Aviv, nous offre une belle prouesse qui nous accompagnera à merveille pour continuer notre voyage intersidéral.

Red Axes, prend le relais pour clôturer cette soirée sur la scène principale. L’excitation et le bonheur d’être ici est palpable. Tout le monde est clairement en surchauffe d’énergie, et visiblement pas ici pour beurrer les sandwichs (bien que les tâches ménagères ne soient pas sans noblesse). Jusqu’à 2h du matin, une figure du duo Red Axes se porte absente pour arriver juste 30 minutes avant la fin du set. Arriver au monticule n’est pas chose aisée, ça se mérite même, et mieux vaut prévoir en avance vu que c’est un peu dans le trou du… du monde, mais qu’à cela ne tienne, on a quand-même kiffé.

Quand la scène principale en extérieur ferme, c’est la grange, la salle de nuit qui prend le relais avec une programmation 100% techno. Bon, on a pas trop touché à la grange, faut dire qu’on est pas vraiment des bons fermiers. On a jamais trop su labourer correctement le champ de la techno, bien mal nous en fasse.

Avant de se coucher, on se fait des potes, on papote avec plusieurs personnes aux origines diverses et variées. En discutant, on se rend compte que le monde est toujours aussi petit et que le monticule c’est un peu un microcosme féerique coincé dans une boucle spatio-temporelle où personne ne se connait, mais en fait, de près ou de loin, où tout le monde a quelque chose en commun. C’est très anecdotique mais il faut le vivre pour le croire.

DEUXIEME JOUR : VOYAGE EN TERRES CHAMANES

Le lendemain, après une nuit agitée… Merci nos voisins de tente aka le pôle after « appééérrrrooooo » du camping, on reprend nos esprits et on repart assez tôt sur le site du festival pour prendre notre petit déjeuner. Tout le monde se lève aux « aurores » ce matin pour ne pas louper la déesse chamane allemande Martha Van Straaten, qui finalement ne jouera qu’à 16h. Qu’à cela ne tienne, on mange son cabecou au miel sur fond sonore assez smooth, et surtout on prend le temps de vivre jusqu’à l’arrivée de la douce Martha qui nous servira un set tribal balearic down tempo qui mettra tout le monde dans un réel état de « transe dansée ».

 Il se passe alors sur la « Pool » scène quelque chose d’assez mythique : un instant planant où tout s’arrête. Moment précieux, que l’on garde bien au frais en souvenir… Merci Martha !

Vers 18h, après un petit plouf dans la piscine (et oui), il est l’heure d’entamer l’apéro et de se préparer pour la soirée. Malgré le fait que FJAAK n’ait pas pu venir pour présenter son live suite à un problème avec Ryanair (fuck you Ryanair), on aura la chance d’avoir non pas 3h de RØDHÅD mais 4h30, et quel set ! On a tous été satellisé dans une autre galaxie. On danse dans la nuit noire, éclairée par la structure lumineuse qui surplombe la piste.

Une ambiance deep, obscure et libératrice se dégage du dancefloor où chacun peut venir librement exorciser ses péchés. Let’s get back to acid from techno to micro… Un vrai voyage musical ! Tous les danseurs, fans ou non de RØDHÅD s’accordent à dire qu’il s’est passé ce soir là quelque chose, encore une fois, de totalement magique aux pays des chamanes. Tandis que tout le monde prend la direction de la Grange, nous resterons assis à contempler le tableau rayé qui s’est emparé d’une partie du site.

TROISIEME JOUR : SURTOUT, N’ATTERRISSEZ PAS

Après notre voyage de 2 jours et 2 nuits dans une galaxie lointaine, où après un décollage en douceur, on a décidé d’enlever sa ceinture de sécurité. Place à certainement la meilleure journée et soirée du festival. Tout d’abord le soleil est au beau fixe et crache ses rayons de feu. Une météo parfaite pour squatter la piscine du lieu où le son de la Pool nous met en joie, il faut le dire.

Surtout quand « révolution 909 » des Daft Punk a retenti ! Tout le monde s’est regardé en mode… Attends je connais ce son… mais oui !!!! La température de la piscine est alors passée de 30 à 37°C à ce moment très précis : chaleur partout, ploufs et poufs au rdv. On était chaaauuudddd 🙂

On boit quelques rosés, bières et autres breuvages divins servis au bar. On ne loupera pas en fin d’aprem la prestation live du duo allemand Die Orangen qui nous propulse dans un univers mélodieux bien trippé. Les deux compères s’amusent tour à tour sur leurs machines, claviers et effets, mixant sonorités brutes et vocals déformés. Une bien belle performance. L’après-midi se clôture sur la pool stage avec un énorme sourire accroché aux lèvres. Et le meilleur reste à venir !

Ding Dong, il est 20h et la soirée que nous attendions le plus est enfin sur le point de commencer avec le showcase du label Versatile et ce bon vieux Gilb’R ! Fin diggeur et patron du label, le DJ set de Gilb’R accompagne parfaitement ce début de soirée au bar à bulles où tout le monde commence à s’entasser pour apprécier le coucher de soleil sur le domaine. Et voilà, le soleil s’est couché, tout le monde applaudit, émerveillé par autant de simplicité et de beauté… Les yeux pétillent comme les bulles de champagne qui nous claquent sous la langue. Il est 22h quand Etienne Jaumet se met en place sur le main stage pour son live full modulaire. C’est parti pour une heure d’étrangetés musicales, de mélodies épurées, bizarrement entrecoupées entre chaque morceau. On s’attendait à plus prenant venant d’Etienne Jaumet, mais c’était nourrissant 🙂

 Il est 23h et on attend avec impatience Gilb’R en B2B cette fois avec Young Marco – que l’on avait d’ailleurs découvert en véritable sorcier de la transe tropicale sur l’édition 2015 du festival basque Baleapop -. Et on peut vous dire qu’on a pas attendu pour rien. QUEL PUTAIN DE SET ! Vraiment, quelque chose de mémorable, certainement le meilleur set du festival, sans exagérer ;). Dès l’arrivée du duo, on part en voyage en rythme et en cadence entre tous les genres musicaux, sans aucune limite et ce pendant 4h. De la old school house avec des tracks d’Andrès ou encore du Moodymann

…à la pop-rock en passant par la techno, la chanson française ou encore de la dub, putain quel kiff les amis… La foule entre en fusion et stick à 300% sur la vibe proposée. Nobody is loosing his vitamine C. On est plutôt pas mal niveaux vitamines et surtout bien déshydratéééééésss ! Kassededi aux copains qui se reconnaîtront (et aux allemands):

 Chacun en a pris pour son grade et a reçu sa dose de sérotonine, que ce soit par la musique ou le reste. Pic time et foule complètement survoltée quand retentit « Spinal Scratch » de Thomas Bangalter.

Encore un beau clin d’œil à la French touch 😉 Rajoutez à cela une bonne grosse dose de fumigène dans la gueule tout au long de la presta, et clairement, il y avait de quoi s’envoler ! Heureusement qu’on avait détaché la ceinture et dépressurisé avant 🙂

Clôture et fin du spectacle où tout le monde chante à l’unisson sur la célèbre track de Bene E. King « Stand by me »

On aurait bien aimé rester avec toi encore pour la vie notre petit monticule à l’âme monticool, mais toutes les belles choses ont une fin. Tout comme ce report. On ne peut que vous recommander d’y aller l’année prochaine, voir même de prendre un passeport à vie. En tout cas, nous, on y retournera pour pérenniser cet amour-franco allemand (au moins une fois par an).

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Crédits photos : FREE RUBENS

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