Los Porcos – Porco Mio EP

Non, Los Porcos n’est pas un groupe de rock hispanique vouant un culte à la famille des porcins, mais plutôt un jeune septet déluré qui nous vient tout droit de la grisaille de Manchester. C’est en fait la rencontre des membres de Wu Lyf, Famy et Profondo  – qui ont aussi un side project nommé Menage à Trois. Une ribambelle de projets et d’expériences musicales hauts en couleur qui montre que les mecs ne chôment clairement pas, et ont plein d’idées derrière la tête.

A noter pour les groupies que Le leader de World United Lucifer Youth Foundation, Ellery James Roberts, ne fait pas partie de cette aventure et a préféré faire une escapade en solo sous le nom de Kerou’s Lament. Une musique puissante, ténébreuse et apocalyptique:

Bref, revenons à nos cochons, c’est l’excellent label parisien Cracki Records qui avait repéré les joyeux lurons (Arthur, Bruce, Tommy, Lung, Joe, Evans and Ian) lors de l’édition 2013 du fameux Midi Festival de Hyères. Après avoir vu cette vidéo et l’énergie qu’ils dégagent sur scène, on comprend vite pourquoi :

Depuis le band nous a certes gratifié de quelques titres très efficaces, mais ce n’était pas suffisant pour satisfaire notre appétit démesuré.

Et voila qu’en cet automne bizarrement chaud et (un peu) ensoleillé, ils nous lâchent une jolie galette de 5 titres, aux antipodes de ce que pouvait faire Wu Lyf. Car on a le droit ici à des morceaux euphorisants, chaleureux, qui nous donnent le smile à chaque mélodie. Leur musique est un fourre-tout d’influences : un peu de Pop teintée de Surf Music à laquelle s’ajoute des influences Disco, le tout saupoudré de rythmes Funky à souhait. Bref un joli mélange de saveurs pour nos petites oreilles.

Le projet commence par « Porc Noise Complaint », une composition musicale où les riffs de guitare nous envoûtent immédiatement, une longue introduction pour bien s’imprégner de l’univers de cette bande de potes avec qui on prendrait bien des grosses pintes dans un pub pourri de Manchester. La deuxième piste « Fuck Jones » est encore plus solaire et tropicale, caractérisée par un chant nonchalant qui répond à des notes de synthé terriblement efficaces. Ne faites pas les innocents, dès les premières notes on vous a vu au loin vous dandiner comme si de rien n’était.

Petit coup de cœur pour « Jone’s disco » un track très dream pop, très aérien, décollage direct dans les hautes sphères de la musicooool. On est toujours pas redescendu de notre petit trip et voilà qu’un autre morceau instrumental surgit, « Waterfalls », toujours aussi planant et addictif. Le genre de morceau qui donne envie d’aller se claquer une caïpi sur une plage de Copacabana, ou une orangeade à Palavas les flots, au choix, c’est comme vous voulez.

Le dernier son : « Do You Wanna Live ? » est lui beaucoup plus énergique, plus rock même ! Finie la sieste donc, on bouge ses fesses du hamac et on s’en va vêtir sa plus belle chemise et faire sensation avec des pas de danse impeccables qui font toujours des émules les soirées d’été au camping. « Ça swingue à mort, ça déménage » comme dirait Jean Bernard ! Les deux chanteurs montent très haut dans les aigus, et quel pied de chanter par dessus ! Sauf pour nos voisins qui n’apprécient guère ces envolées lyriques, n’est pas Tina Arena qui veut (heureusement d’ailleurs).

Un EP qui on l’espère sera suivi par un album dans les prochains mois. On ne se mouille pas trop en clamant haut et fort qu’on tient là le band le plus cool du moment ! Une musique légère et ensoleillée qui égaiera vos journées comme vos soirées (qui seront certainement un peu ternes dès l’arrivée du grand froid…).

Et bien-sûr, comptez sur nous pour scruter les moindres infos sur des possibles concerts des sept énergumènes dans nos belles bourgades.

Welcome to New Pork City !