Live Report – Izzy Bizu @ Brasserie Barbès

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Il y a les concerts qu’on attend en trépignant et en se grattant le pli des coudes comme des tox, et puis il y a ceux où on va serein, sans trop savoir sur quoi on va tomber. Le showcase d’Izzy Bizu était un de ceux-là. Dans le but de nous faire écouter son album à venir, la Londonienne qui a tout juste passé la vingtaine nous en a présenté une partie en petit comité, à la cool, dans une configuration et un cadre assez improbables.

C’est donc au dernier étage de la Brasserie Barbès à Paris qu’Izzy, accompagnée d’un percussionniste au Cajon (cette percussion brésilienne en forme de caisse en bois dans laquelle on peut mettre des bières, pratique) et d’un guitariste/pianiste. Le percussionniste, ce petit filou, nous avait caché un kick de batterie électronique et un pad pour lancer quelques percus electro, du plus bel effet dans les envolées lyrique de la chanteuse.

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Aux premières notes de guitare, on se demande vraiment quel rendu va-t-on obtenir de cette configuration sans basse. Des arrangements astucieux nous le font vite oublier et surtout, dès les premiers instants, c’est la voix de la jeune femme qui surprend. Voilée, puissante et soul, Izzy a calmé son auditoire en quelques secondes. Sa technique est un peu jeune, elle a encore envie d’être dans la démonstration de vibes, mais on sent déjà un talent indubitable et une certaine propension à provoquer le frisson. Petit bémol personnel, jouer avec son physique (certes irréprochable) n’était vraiment pas nécessaire pour capter notre attention ; on ne défonce pas les portes ouvertes ! On lui pardonne bien volontiers, et on s’écoute un extrait de son album prévu pour début 2016, « Adam & Eve » :

Côté musique, nous avons eu le droit à un camaïeu de pop infusée de soul, aucune révolution mais une patte personnelle et une vraie sincérité dans la composition. Mention spéciale pour leur titre « Skinny » au potentiel très fort, la preuve en est les petits regards et la moue étonnée du public qui ne s’attendait visiblement pas à prendre cette petite claque !

Ce qui a été agréable, c’est l’enchaînement naturel des morceaux qui se suivent mais ne se ressemblent pas trop, avec par exemple deux derniers morceaux en piano voix avec les percussions relativement discrètes, où Izzy nous offrait une palette plus personnelle de son talent vocal. Malheureusement, une partie de l’audience a un peu décroché, dommage, cela méritait une écoute plus attentive.

Pour vous en faire une idée plus précise et pour finir comme on a commencé – à la cool -, on vous propose de se regarder la toute première session acoustique de cette formation, assez proche de celle présentée mardi dernier avec leur titre «Fools gold» :