L’interview « Plan à quatre » de Beach Youth

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Beach Youth, c’est quatre étudiants Caennais (Simon, Etienne, Louis-Antonin et Gautier) qui ont dévoilé le 15 septembre dernier l’EP « Singles« , une compilation de titres qui surfent admirablement bien dans nos oreilles. Retraçant les trois premières années du groupe, quatre des cinq titres présents ont déjà été dévoilés (« Young« , « Days », « Memories », « Diary »), et seul Closer fait office d’inédit, mais cela n’enlève rien au plaisir. Pas moins de trois studios ont été nécessaires pour sortir cet EP: le Capitola Studio dans la Creuse, le Studio Sunset Sound à Los-Angeles et le Labo Télémaque en Normandie. On ne peut pas faire plus opposés comme styles, mais nul doute que cela a du jouer un rôle dans la qualité de cet essai (plus que) transformé. De la surf-pop comme on aimerait en entendre plus souvent, et du made-in France en plus !

Et puisqu’ils sont doués, qu’ils sont quatre et qu’on a supposé qu’ils avaient de l’humour (spoiler alert : ils en ont), nous les avons soumis à l’exercice de notre interview « Plan à quatre ». En avant la partouze !

Qui est le dominant dans le quatuor ? Le leader ?

Beach Youth : C’est sans doute Gautier le batteur du groupe, il est souvent un peu comme notre second papa, c’est celui qui a le plus la tête sur les épaules et qui est sûrement le plus responsable. Pour autant, c’est pas lui qui a les plus gros muscles.

Qui est le dominé ? Celui qui est mis de côté ?

B.Y : Bizarrement même réponse, c’est souvent Gautier qu’on retrouve hors des délires, d’ailleurs il a souvent tendance à s’en exclure lui même, on a peut être des délires trop indés pour lui. En tout cas un dominant dominé… notre batteur nous cacherait-il son sadomasochisme ?

Plutôt fusionnel ou indépendant ?

B.Y : Ca marche plutôt par période, on est habitué à se retrouver 24h/24h assez souvent ce qui nous fait pencher du côté de la fusion. En y réfléchissant, on pourrait donner l’impression de tendre du coté de l’indépendance puisqu’on habite tous dans des villes différentes maintenant, mais entre nous, on aurait du mal à ne pas se dire «bonne nuit» sur notre discussion groupée tous les soirs.

Un quatuor qui vous inspire ?

B.Y : Pour être original, The Beatles.

Musicalement actif ou passif ?

B.Y : Actif, on essaye de plus en plus d’être dans l’innovation, on ne se complaît pas à reproduire ce qui existe déjà. On dit souvent de notre musique qu’elle est nostalgique, ce qui pourrait faire penser qu’on est passif ou passéiste, en tout cas on n’essaye pas de dire qu’un quelconque âge d’or est déjà passé.

Plutôt échangeable ou échangiste ?

B.Y : Ni l’un ni l’autre… On n’imagine pas un membre du groupe qui serait remplaçable, Beach Youth c’est pas du travail à la chaîne. Notre identité, c’est nous quatre. Même si on est pas contre l’idée de l’échangisme entre les groupes, Beach Youth ça restera nous quatre. Par contre question échangisme, sexuellement, c’est une autre affaire…

Quel est votre plus grand fantasme ?

B.Y : Mettons enregistrer un album parfait qui nous permettrait d’emmener le groupe vers une nouvelle dimension : on ferait une tournée énorme qui passerait par tous les continents et finirait en Normandie, on jouerait sur des guitares à minimum 10 000€ (peu importe si elles sonnent bien), on serait plus célèbre que Jésus et John Lennon réunis, et aussi on installerait un jacuzzi dans notre local de répétition qui serait installé au troisième étage de la Tour Eiffel.

Une track idéale pour s’envoyer en l’air à 4 ?

B.Y : « Class Historian«  de Broncho, c’est la chanson qu’on met à chaque trajet en voiture. Dès que la chanson passe, on ne fait plus qu’un (on vous passe les détails).

Plutôt 4 garçons dans le vent ou 4 garçons plein d’avenir ?

B.Y : Plein d’avenir c’est plus flatteur ! Mais pour ce qui est du vent, on le prend bien en Normandie !

Selon les chinois le chiffre 4 est le porte-malheur ultime. Que pensez vous de cette idée ? Que pensez vous des chinois ?

B.Y : (Rires) La question est limite ! (ndlr : à peine) On est pas d’accord avec cette idée, à quatre on a toujours eu de la chance. De toute façon, il faut pas croire tout ce que disent les biscuits !

La prochaine folle expérience que vous avez envie de tenter ?

B.Y : Juste pour vous draguer, on va dire faire une autre interview avec Le Limonadier (ndlr : merci, ça fonctionne)

Pouvez nous donner 4 ingrédients pour un cocktail réussi ?

B.Y : Pour commencer, on peut déjà vous donner deux ingrédients pour un cocktail raté : une fois notre bassiste à fait un cocktail à base de crème fraîche et de bière. Voilà, c’est tout. A sa décharge, on précise qu’il était sûrement déjà un peu tard dans la soirée. Sinon pour un cocktail réussi, notre batteur trouve que vodka, rhum, whisky et tequila se marient très bien !

Pour terminer, la question du Limo : si Beach Youth était une boisson, ça serait quoi ?

B.Y : De l’embuscade, 100% caennaise comme nous !

Merci aux gars surs de Beach Youth pour cette interview magique !

Peace !

La team Limo

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