L'Edition Festival 2015 | Live Report

Mieux vaut tard que jamais… Après deux semaines de retour dans notre chère capitale, il était (enfin) temps de faire le point sur la première édition de L’Édition Festival. Oui, répétition quand tu nous tiens, en même temps il fallait s’y attendre…

Pour ceux qui sont passés à côté de cet event gorgé de soleil et de good vibes, l’Édition Festival s’est tenu dans la cité phocéenne du 11 au 14 juin dernier pour 4 événements insolites dans des lieux d’exception.

 

DAY 1 – CERCLE DES NAGEURS

 

Ce qui nous a tout d’abord marqué avec ce festival, c’est d’avoir pu vivre des concerts et djs sets dans des lieux merveilleux de la ville de Marseille, où autant les touristes que les locaux ont peu l’habitude de se rendre. Tel était le cas du Cercle très privé des Nageurs, lieu d’entraînement de nombreux nageurs de haut niveau. Un peu frustrés de ne pas avoir accès à la piscine et de se baigner dans la même eau que Laure Manaudou ( 😉 ), les participants ont quand même passé une soirée d’ouverture des plus prestigieuses.

On arrive sur le lieu directement de la Gare Saint Charles, pas de temps à perdre. A notre arrivée c’est le duo autant booty qu’expérimental Nguzunguzu qui est aux manettes. Il est temps de boire une bonne vodka fraise et de remuer son booty (donc) avant l’arrivée de French 79 qui nous a servi une performance live électronisante, à l’aide de son grand synthé et de son talent de producteur. Peu connu encore du grand public, ce fut une très belle occasion de découvrir ce jeune talent en live avec sa voix sensuelle et des productions de qualité. Une performance bien accueillie par le public ! Et un artiste dont on devrait continuer d’entendre parler…

Après French 79, c’est le tant attendu Para One qui prend les commandes et on peut dire que le bougre ne nous a pas loupé sur ce live. En effet, après une intro progressive bien menée, on a droit à des sons qui tapent et ne cesseront jamais de taper, de plus en plus fort, et, oh oui, encore plus fort. Para One a su charmer le public marseillais notamment avec la fameuse track de Oliver S « Doin’ Ya Thang »Entre les plus âgés derrière et leur chemises ouvertes – chaines en or qui brillent – et les jeunes super chauds devant, la prestation de Para One s’est posée là où on l’attendait et a surtout su nous emmener dans son univers. On avait vraiment envie d’y rester !

D’ailleurs, la fin du set nous a tous littéralement transcendé ! De « Gare du Nord » de Carte blanche (Riton et Medhi) à « Rollin & Scratchin » des Daft Punk, croyez-nous, on a eu notre dose de son qui tabasse. Il est presque 1h du matin quand le rêve s’arrête, niché au bord de la mer. Il est temps de rentrer

 

DAY 2 –  Rooftop / Dock des Suds

 
Grande déception de ne pas avoir pu vivre l’expérience du rooftop, cette terrasse de 2000 m2 à ciel ouvert, au bord de l’eau. La météo n’a malheureusement pas été clémente (oh Marseilleu, tié où laaa ??) mais nous avons tout de même pu célébrer cette 2ème soirée avec brio dans une des salles du Dock des Suds. Et c’est avec Daniel Avery & John Talabot que nous avons passé la nuit ! Il y a pire comme compagnons nocturne, non ? Plan cul sonore oblige, notre taux d’alcoolémie a augmenté de façon croissante et nous ne nous souvenons plus de tout, mais les flashback qui nous reviennent sont tous constitués de grandes effusions de joies, de beaucoup de fou rires et de sourires scotchés sur tous les visages.

 

DAY 3 – Théâtre Silvain

 

Pour cette troisième journée, nous retrouvons le soleil, si cher à cette ville ! Un climat parfait pour profiter de cette soirée au cœur du Théâtre Silvain. Cet amphithéâtre magique et mythique caché aux abords de la corniche, et qui possède une acoustique d’une rare qualité. De quoi nous ravir donc !

Au programme: une série de concerts proposés par des artistes émergents, des talents confirmés et un come back expérimental.

Tout commença avec le marseillais Martin Mey : une formation composée d’un batteur, d’un bassiste/clavier et de Martin Mey of course. Maniant avec brio les effets vocaux combinés à une pédale de sampling, sa performance fut riche, fraiche, et résultante d’un savant et délicat mélange pop-rock. Les musiciens qui accompagnaient Martin étaient vraiment doués et nous ont merveilleusement bien mis en jambe pour le concert suivant assuré par les sœurs jumelles : Ibeyi !

D’emblée, les sœurs mystiques Lisa-Kaindé et Naomi Diaz nous ont subjugués tant par leur beauté que par leur charisme. L’ introduction de leur prestation s’est faite sur une base a cappella à l’issue de laquelle elles ont pris moment pour expliquer leurs origines et celle de leur musique. Franco-cubaines, elles puisent en effet leur inspiration dans la richesse du métissage cubain, et ont expliqué qu’elles avaient également pour sources celles du peuple originaire du Nigeria, les Yoroba.

Une chose que nous avons pu apprécier justement, est le fait qu’elles ont été toujours très proches du public, donnant un contexte à chaque chansons. Par exemple, l’une d’elle avait était composée afin d’honorer une déesse qui danse sur les tombes, une autre leur grande sœur, leur mère ou encore une dédiée aux jumeaux (Ibeyi en Yoruba). L’une au chant et au clavier, l’autre aux percussions et au sampling, elles nous ont livré une vraie performance live entrecoupée des ces nombreuses pauses à base d’a capella magnifiques et de contes entremêlés avec leur histoire. Un concert centré sur le partage et l’interaction avec le public. Clou du spectacle, le final avec leur titre phare « River » chanté en cœur avec la foule.

Pour courronner le tout, le concert été accompagné tout du long par un ballet assez irréel d’hirondelles, qui virevoltaient juste au dessus de la scène, et dont les mouvements étaient étrangement en osmose avec la musique… Bref, un bel instant Disney & Champis quoi. Enfin, le come back expérimental que l’on évoquait un peu plus haut était celui de la fameuse Neneh Cherry qui s’est entourée pour l’occasion du duo ROCKETNUMBERNINE, constitué des deux frères Tom et Ben Page. Un retour attendu par le public qui l’a vraiment bien accueilli dès son introduction quasi hip-hop, avec une pointe tribale. Ce qu’on peut dire c’est qu’on a pu voir une Neneh en forme, égale à elle même et soutenue par un véritable fan club, venu en masse ! On vous a fait une petite vidéo de son jeu de jambe pour la peine !

30 minutes avant la fin, un gros orage s’abattit dans le théâtre mais le concert ne s’arrêta pas pour autant. Tout le staff s’activa à protéger la batterie car Neneh Cherry n’avait pas dit son dernier mot ! Ça non ! Et tout le théâtre d’en oublier la pluie. Chapeau !

Nous n’avons pas eu la chance de nous rendre à l’apéro du Bateau le dimanche… Retour oblige ! Nous garderons en mémoire cette superbe ouverture avec Para One et French 79 au Cercle des Nageurs ainsi que les concerts de Martin Mey, Ibeyi, les enchanteresses et Neneh Cherry, la conquérante. Un grand merci aux organisateurs et à Carlsberg pour ces sublimes souvenirs ! A l’année prochaine ! Cheers !