On se la joue à la Gantoise pour le Curfew Open Air

La si amicale Belgique nous accueille encore une fois pour un open air comme elle sait si bien le faire. C’est donc en terre flamande que nous avons ressorti nos mirror glaces, pour le CURFEW Open Air de Gand, organisé par le crew éponyme. 


L’open air à la Gantoise, n’est ni Berlinois, ni New yorkais, il a son propre style : celui imprégné de la culture flamande. Cette même culture que nous avions découvert à l’Extrema Outdoor, l’an dernier à cette même période. Et elle se décline en trois points.

Tout comme l’XO, le Curfew a lieu au Recreational Park locale, à savoir un plan d’eau et son écrin de verdure posé en pleine zone urbaine, une spécificité du plat pays en somme.

A l’instar de ses confrères, l’Open Air du jour nous a régalé avec ces animations à base d’ autruches géantes et de show pyrotechnique : cracheur de feu et cœur enflammé pour annoncer la star du jour.

 

On ne sait pas pour vous mais à la vue de ce cracheur de feu, on s’est imaginé une tout autre issue pour la suite de cette soirée. A savoir un live de Rammstein… La ressemblance avec le leader Till Lindemann est frappante non ?

Le Curf’, c’est aussi une autre manière de s’amuser, de « clubber ». Des food trucks, une tente pour chiller, une grande pour danser (on est jamais à l’abri d’une petite averse), des pompes à bière et à champagne, et bien évidement le « Disco Toilet » ! Et oui ! Ici la house te suit même dans ton intimité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et niveau musique ? On y vient dans ce 3e point. Ça avait comme qui dirait de la gueule. La programmation était équilibrée, mi house clubbing mi house chill-out, oscillant entre référence américaine et house music locale.

Tout ceci orchestré par une sélection d’artistes locaux et internationaux, avec la légende vivante Kerri Chandler et l’allemand Maté. Côté belge, Red D le patron du Label We Play House, est venu avec ses deux numéro 10: Jensen et WLC. Lorin et No Shit Like Deep en ambassadeurs gantois. L’illustration parfaite qu’ici, le public ne se déplace pas que pour les stars. La foule était aussi nombreuse à cette heure presque matinale de la journée (si on considère que pour certains c’était l’after du club Kompass) qu’à la fin du set de Kerry Chandler. Sans oublier, notre DJ « Disco Toilet » préféré: René Opsedee – BIG UP !

La musique a pour spécificité qu’elle a le pouvoir de restituer une ambiance, une atmosphère une époque… en quelques notes. Et celles-ci peuvent (parfois) remplacer le personnage qui les jouent. Tout particulièrement dans le cadre de la house et de la techno. Le DJ s’efface devant les disques qu’il passe. S’il peut être superbe, il est aussi celui qui sait rester humble. Ni héros, ni personnage. Lorsqu’un DJ se prend pour une star, c’est qu’il préfère sa personne aux morceaux qu’il joue. Et c’est certainement le devoir des légendes comme Chandler, de nous le rappeler. En donnant le ton dans une atmosphère tribale et de bonne humeur contagieuse.
 
 
 
Comme à son habitude, Kerri Chandler prend plusieurs fois le micro. Dans le silence, ce qui peut être surprenant, il prend le temps de raconter l’histoire des soirées Legends. A la house vocale et joyeuse se mêle la techno plus frappée des bas fonds new yorkais.
 
Il a donc peint progressivement une fresque historique, tout en nous expliquant sa conception de la house.
 

En tout cas, l’Histoire ne nous dira pas pourquoi Kerri a patienté presque 1h derrière le DJ Red D, enflammé comme jamais (et ne semblant pas vouloir laisser sa place). Programmé à 23h, le natif du New Jersey ne prendra les reines de la soirée qu’à 23h45. Problème technique ? Retard cumulé ? Une seule chose est sûre :

IN HOUSE WE TRUST ! 

Crédit photo: Ludovic Heele

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