SOUL CLAP sortent enfin leur nouvel album ! Interview ! Disco !

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Soul Clap

A l’occasion de leur venu ce vendredi soir 14 Octobre à Nuits Fauves  – au côté de Wolf + Lamb – nous avons eu la chance de pouvoir papoter avec le duo Soul Clap de leurs projets actuels et futurs, de la scène disco actuelle à New York, ainsi que de leur rencontre avec Wolf + Lamb. Parfait pour se préparer à leur venue sur le sol Parisien. L’interview tout de suite, kiffez bien les copains !

Salut, alors pour commencer pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre nouvel album « Soul Clap » ?

On est tellement excités à l’idée de pouvoir enfin sortir cet album. Ça nous a pris plus de quatre ans au total et ça représente vraiment nos goûts et notre sensibilité musicale. C’est pour ça qu’on lui a donné ce nom : Soul Clap. On s’est vraiment donné du mal sur cet album.

D’ailleurs pour découvrir et vous procurer l’album, c’est par ici. Et on s’écoute une des tracks du disque au passage, hop hop :

Où en est la scène disco/edit aux States aujourd’hui ?

La disco vient des US, tout comme les edits, avec son fondateur Tom Moutlon. De plus, avec des types comme Danny Krivit, John Morales, DJ Kon, Kenny Dope (etc.), la scène des edits aux US reste une des plus importantes au monde. On est fiers de s’inscrire dans cette lignée.

Quels sont vos projets à venir avec votre prochain label ?

En novembre on sort le nouvel album de chez Brooklyn disco sensation Midnight Magic. Puis l’année d’après on a un EP de maboul chez Michael The Lion (basé à Philadelphie) avec un remix de Bosq. Ensuite, on sortira un EP collaboratif cosigné par No Regular Play, John Camp, et nous. Un peu comme si le jazz rencontrait l’électronique, mais avec une touche psychédélique. Comme un zeste de citron qui te permettrait de voir Dieu.

Comment avez vous rencontré Wolf + Lamb ?

C’était en 2008. A l’époque, on voyait souvent des gens porter des Tshirts « since when do Jews make techno? » et le son de l’hôtel Marcy était en plein boom et s’acoquinait avec des mixes de RA, des podcasts de Gadi Mizrahi à Ibiza et tous les membres de la grande famille W+L du genre Seth Troxler, Lee Curtiss etc.  Puis un soir après Minitek, un festival à Coney Island à New York qui était plein à craquer de ravers qui cherchaient leur prochaine destination, on a entendu parler du Marcy pour la première fois. Quand on est arrivés la bas, c’était tellement blindé de superstars de la techno qu’on a halluciné ! C’est aussi ce soir là qu’on a rencontré Zev. On a échangé nos contacts et très vite on s’est Skypé avec lui et Gadi. Ils ont écouté nos edits (à l’époque on venait de boucler Love Light and Conscious) et ils ont trouvé notre son prometteur. C’est comme ça que ça a commencé et depuis nous sommes restés très proches !

Pouvez vous nous en dire plus sur la scène à NYC  ? On est des gros fans de Razor’N Tapes mais il doit y avoir plein d’autres, non ?

New York est pour le coup vraiment unique parce que la scène est incroyablement variée. De Ghetto Gothik aux techno hipsters en passant par la old school house et les icônes de la disco, que ce soit dans les mini club de sous sol aux raves massives dans des hangars, il y en a vraiment pour tous les goûts. Mais ce qui fait vraiment la spécificité de New York, ce sont les communautés musicales disco et house. Ceux qui ont été à The Loft ou au Paradise Garage, ou plus tard à The Shelter où Body & Soul continuent d’organiser des teufs et de sortir danser. C’est vraiment quelque chose de se rendre à un des Loft Events de Manuco’s Loft et de se retrouver à danser avec des gens de 40, 50, 60 ans. Ou à une soirée de Timmi Regisford dans un parc et d’être au milieu de familles. Et évidemment Razor’N Tape assure une résidence mensuelle au club d’Eli, le Black Flamingo.

Vous pouvez nous raconter un souvenir chelou d’un de vos concerts ?

Une fois à Berlin, on était à une soirée vraiment minimale et anti disco, et on s’est mis avec Gadi de W+L à passer de la slow-mo house, des disques funk/disco et pas mal de son yacht rock. Une partie du public n’a vraiment pas aimé notre musique et certains se sont mis à nous balancer des macaronis à la gueule, ce qui a même fait sauter les disques. Ouais en y repensant, c’était bien chelou comme moment…

Ah oui quand même ! Des macaronis… Bon et si je vous demande 5 tracks ultimes pour déboiter un dancefloor, vous me donnez quoi ?

Genre tout de suite comme ça :

Sylvester – Mighty Real (Kon Edit)

Michael The Lion – Side Of Life

On a pas réussi à retrouver la piste exacte, alors on en a mis une autre du même artiste, mais bon on a l’esprit 😉

Sylvester – Just Another Groove

Lego – El Ritmo De Verdad

Anderson Paak – Am I Wrong

Si vous deviez garder 3 disques avec lesquels passer le restant de vos vies sur une île déserte, vous choisiriez lesquels ?

Voici trois albums… Herbie HancockHead Hunters, FunkadelicLet’s Take It To The Stage, A Tribe Called QuestMidnight Marauders.

Et pour finir la question habituelle du Limo, si vous étiez une boisson (hard, soft, peu importe) laquelle seriez-vous ?

Charlie serait un Arnold Palmer (mélange thé glacé et limonade, très populaire aux US ndlr) et Eli serait un Negroni.

Merci les gars !

On est très contents de vous voir jouer aux Nuits fauves ce vendredi avec Wolf+Lamb. On y sera !

 

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