Interview – Rock & Thug : coucou les Psychotic Monks !

psychotic monks

Après deux premiers EPs, Faces To et IV,  on est allé à la rencontre des Psychotic Monks pour parler de leur premier album Silence Slowly and Madly Shines qui sortira le 21 avril prochain (Alter-K publishing). Loin des clichés traditionnels du groupe de rock, les 4 garçons partagent une (putain de) vraie vision de la musique. Et en ces temps glorieux où chacun semble s’enfoncer dans un consensus mou (toute référence à Pond serait fortuite, ndlr), on aime à penser que les dieux du rock’n’roll sont encore assez clément pour nous envoyer quelques petites pépites. Surtout quand elles sont françaises (cocorico).

Les Psychotic Monks se baladent dans le rock psyché avec autant de facilité qu’un alcoolique au rayon bière. Mais il serait réducteur de les assimiler seulement à Pink Floyd et leurs (trop) nombreux descendants tant les influences sont nombreuses. BRMC, Oasis, The Clash… 40 ans de rock réunis en un seul groupe.

Alors pour vous faire découvrir leur univers, annoncer leur release party le 30 mars prochain au Petit Bain et (peut être) vous faire gagner des places, voici notre interview des Psychotic Monks (en exclusivité intergalactique, please).

 

 

Salut les Psychotic Monks. Vous avez décidé de continuer à faire du rock en 2017. On salue l’initiative mais pourquoi vous vous embarquez dans cette galère ? 

Psychotic Monks : (Rires) Oui on peut le voir comme ça c’est vrai ! Mais finalement c’est pas vraiment un choix, c’est un cheminement inconscient qui nous a mené ici. Comme beaucoup de monde, nous avons été bercé par les Beatles, Pink Floyd etc. donc ça nous semblait naturel. On cherchait surtout un exutoire : certains groupes cherchent à faire danser, d’autres à faire réfléchir, nous on cherche juste à se libérer.

Pouvez-vous nous décrire votre musique en trois adjectifs ? 

PM : On sort de filage (répétition dans les mêmes conditions qu’un concert, ndlr) du coup les premiers mots qui nous viennent à l’esprit sont « Pulsionnel, suintant et libérateur »

Après deux EPs, vous sortez maintenant un premier album, à l’heure où les groupes cherchent à casser les codes. Est-ce propre au rock de devoir respecter un certain schéma « EP-Album-Tournée… » ? 

PM : Nous on a suivi ce chemin, mais c’est en grande partie parce qu’on a notre studio et que du coup on peut enregistrer tout ce qui nous plait sans limite. On est assez fan de Ty Segall par exemple, qui sort pratiquement trois albums par an. On aime ce côté « recherche et proposition continue ». On essaye donc de s’inscrire dans ce mouvement.

On a vu ces dernières années le renouveau (suivi rapidement par le déclin) d’une nouvelle scène psyché. C’est quoi votre positionnement par rapport à tout ça ? 

PM : Pour nous le psyché c’est deux choses : l’esthétique psychédélique et le sens. Les effets de mode touchent à l’esthétisme, c’est à dire que les groupes reproduisent un son qu’ils aiment bien à la sauce 2017 et l’estampillent « psyché ». Nous on essaye de se servir du sens. Le psyché pour nous c’est aussi la poésie, Jack Kerouac, la littérature, l’inconscient, l’état de transe etc. On est dans cette recherche là, qui d’ailleurs pourrait être atteinte avec plein d’autres styles musicaux.

En gros, Tame Impala est devenu un groupe de stade et vous voulez pas finir comme ça ? 

PM : (Rires) Sans rien leur enlever à eux, ni aux autres groupes d’ailleurs, ça a déjà été fait comme musique. Si on prend Pink Floyd, ce sont des génies parce qu’ils étaient à la recherche d’un délire qu’ils avaient dans leurs têtes et qu’ils ont réussi à le retranscrire. Alors OK tout le monde ne peut pas être un génie, il ne faut pas s’empêcher de faire de la musique quand on n’en est pas un, mais il faut tout de même essayer de se réinventer un minimum. En fait, sans prétention, il faut se faire violence et expérimenter des choses à soi.

Le rock, c’est avant tout un truc de gros dur, alors on vous a prévu quelques questions « Thug Life ». 

 

Si vous étiez une insulte, ça serait quoi ?

PM : On serait le doigt d’honneur d’Iggy Pop en live. Parce qu’il reste cool, limite t’as envie de te le prendre dans le cul (rires).

Si vous étiez une guerre ?

PM : La guerre de Troie.

Si vous étiez une mauvaise excuse de rupture, vous diriez quoi ? 

PM : J’y arrive pas.

Pour terminer, la question spécial Limo, si vous étiez une boisson, ça serait quoi ? 

PM : un rhum ambré

Merci les Psychotic Monks d’avoir répondu à nos questions !

Si ce que vous avez lu et entendu vous a plu, la release party de l’album aura donc lieu le 30 mars prochain au Petit Bain. Pour l’occasion, on vous fait gagner 2×1 places. Envoyez nous un petit mail à [email protected] avec en objet « Psychotic Monks » et likez la page Facebook du Limo. Les gagnants seront prévenus par retour de mail !

Peace !

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