On a interviewé Plusma, le producteur allemand responsable du tube Rn’B « Bist du Down »

Photo by Micha Henry

Depuis plus d’un an, son nom circule sur les lèvres des initiés de l’Underground Hip Hop. Aujourd’hui il est l’une des références du beatmaking que l’on s’arrache. Très actif sur la toile, et overproductif, Plusma a produit pour de nombreux rappeurs tels que Lord Space et collaboré avec les artistes Omaure et Tusken. Le beatmaker allemand est vite devenu une valeur sûre et un incontournable pour les amateurs de lofi, mais pas seulement. Il aura fallu attendre la sortie du fameux « Bist du down », morceau produit pour la rappeuse Ace Tee qui a fait frétiller tous les amateurs de RnB 90’s de la planète, pour que sa carrière décolle de manière exponentielle. Nous avons eu la chance de poser quelques des questions à ce très discret producteur. Donc on vous en fait profiter. Cheers !

On sait peu de choses sur toi, peux-tu te présenter?

Je suis Plusma aka +ma, j’habite à Hambourg. Je suis né à Kiel mais j’ai déménagé à Hambourg pour faire des études d’ingénieur du son au SAE Institute. C’était il y a à peu près cinq ans.

Tu es très discret dans les médias, c’est voulu ?

Personne ne me pose de questions, donc non. Mais j’aime bien passer incognito. Cela devrait juste être la musique et non la personne. C’est ma seconde interview en temps que Plusma, la première était pour le magazine indonésien « Nylon Guys ».

Peux-tu nous raconter ton parcours musical ?

J’ai fait de la musique toute ma vie. J’ai commencé par apprendre la guitare, et j’ai reçu une électrique à 13 ans, je jouais et je chantais dans des groupes punk. J’ai commencé la production à 14 ans, c’est quand j’ai déménagé à Hambourg que les choses sont devenues sérieuses. J’ai acheté du bon matériel et rencontré un grand nombre de personnes très talentueuses, notamment Dr Woe, un producteur de Drum’N’Bass, qui m’a appris beaucoup de choses en matière de sound design et de drum breaks.

Comment as-tu réagi face au succès de « Bist du down » ?

Jamais nous n’aurions imaginé que cette track attirerait autant l’attention, c’était génial de voir les réactions de tant de monde, et qu’elle soit écoutée jusqu’aux Etats-Unis. J’ai lu chaque commentaire sur Youtube. (rires) Grâce à ce morceau, beaucoup de personnes m’ont contacté pour faire des collaborations, je travaille sur certaines d’entre elles en ce moment.

Tu prépares d’autres projets avec Ace Tee ?

Oui, je travaille sur des beats pour elle, ce sera garanti 90’s flavour!

Ton morceau « Sleepingonmydesk » est très différent de tes productions habituelles, on dirait que tu abandonnes le côté hip hop pour quelque chose de plus expérimental.

Je n’abandonne pas le hip hop, j’essaie de me libérer d’un genre en particulier. Plus je produis de musiques différentes, plus je trouve que le concept de genre est obsolète. Mixer du jazz avec de la trap, des morceaux de post-rock, pourquoi pas ? Fuck les barrières ! Bienvenue aux réfugiés ! L’une des raisons pour laquelle cette chanson est différente est que c’est l’une des premières sur laquelle j’ai travaillé avec un chanteur (Niksoni ndlr)

Tu peux nous parler de tes prochains projets ?

Je bosse sur plusieurs sorties, certaines avec des sons plus futuristes et d’autres plus proches de mes anciens projets.

Le Hip Hop en Allemagne connaît un tournant en ce moment, quel est ton point de vue là-dessus ?

Je trouve que cela n’a pas changé depuis des années, excepté le fait que la plupart des rappeurs utilisent des beats de trap désormais. Je ne côtoie pas beaucoup les nouveaux rappeurs allemands. Je suis plus intéressé par les instrus, là je peux te dire que l’Allemagne est l’une des meilleures scènes de beatmaking au monde.

Après la vague lofi, et le retour des années 90, quelle sera selon toi la prochaine tendance dans la scène Hip Hop ?

J’espère que la lofi n’est pas juste une tendance et qu’elle durera. (rires) Le prochain gros truc c’est le RnB qui renaît sous de nouvelles formes, de nouveaux packagings. J’aimerais entendre plus de chants et moins de rap dans la scène du beatmaking.

Pour conclure notre interview, la question du Limo :
si tu étais une boisson, laquelle serais-tu ?

Une limonade à la pomme bien sûr!

 

Un grand merci Plusma pour avoir accepté de répondre à nos questions!

 

Retrouvez Plusma sur Facebook et Soundcloud

 

 

 

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