Mixshake | OUER

Les mixshakes du Limonadier sont de retour ! Pour l’occasion, nous sommes partis à la rencontre du duo OUER. Vous allez découvrir le pourquoi du comment de OUER : pourquoi ce duo et pourquoi le label. Mais aussi comment ils ont sorti un disque sur Heist Recordings, le label de Detroit Swindle, ainsi que leurs morceaux pour retourner un dancefloor. Mais vous allez aussi découvrir leur set réalisé spécialement pour le Limonadier et autant vous dire que celui-ci est de toute beauté ! Alors ne traînez pas, appuyez sur play !

 

Hello ! Pour ceux qui vous découvrent, est-ce que vous pouvez vous présenter en quelque mots ? Pourquoi vous appelez-vous « OUER » ?

Salut, nous sommes Xaver et Oliver et on produit ensemble en tant que OUER.

OUER est une modification du mot anglais « our ». Avant de commencer ce projet, on travaillait sur un projet artistique audiovisuel intitulé « Four« , Xaver réalisait une programmation visuelle live et Oliver produisait le son. On était dans une approche expérimentale où, durant le process de création, nous n’écoutions ni l’un ni l’autre de la house ou de la techno. Sur la fin de ce projet, on était en train de faire tourner des boucles dans le studio et on a commencé à jammer. En quelques heures on avait 3 débuts de morceaux et on sentait que l’on tenait quelque chose de spécial.
Lors de la création de nos premiers morceaux, on était dans une configuration plutôt limitée : 2 boîtes à rythme, un synthé et un piano électrique. On a fait ces petits jams comme un vrai groupe, Xaver aux beats et aux machines, Oliver sur la ligne de basse, les mélodies et les accords sur le synthé. Dès le début on a su que notre productivité était lié à l’environnement créatif dans lequel nous étions avec « Four« , que OUER est le résultat de ce processus de partage d’idées, de pensées et de temps entre nous, ainsi que nos amis qui nous ont beaucoup conseillé. On a aussi su que dès lors que nous donnions vie à ce projet, nous allions nous consacrer à nos idées, notre label et impliquer nos amis sur les remixes.
Donc d’un côté, le choix du nom OUER célèbre le processus créatif de partage d’idées et de réseaux de créatifs. De l’autre, on fait discrètement référence à notre projet « Four« .

Êtes-vous musiciens autodidactes ou de formation ?

On est pas vraiment des musiciens de formation. On joue de quelques instruments, mais on a surtout appris tous seuls. Oliver a appris à jouer de la guitare à 11 ans et il a toujours été attiré par la création et la manipulation du son. Xaver a commencé avec une batterie enfant mais il ne s’y est jamais vraiment mis. Son attrait pour les beats et les mélodies est arrivé en mixant. Disques après disques, il a commencé à s’intéresser au processus de création musicale. Notre force réside dans notre compréhension de la création sonore, de la manipulation du son et dans la façon de recréer ce petit truc qui fait kiffer lorsque l’on produit un track.

Avez-vous une routine de production ?

On produit essentiellement au travers de nos jams. On utilise le même setup que pour nos lives, avec quelques pédales d’effets et des synthés en plus. Quand on a une bonne idée, cela peut être une ligne de basse, une accroche ou un bon beat, on enregistre le tout. On réécoute ça plus tard, on fait quelques réarrangements, on change les éléments un par un, les modifies etc. Quand on est content du résultat, on laisse le morceau décanter quelques jours et on fait le mixage. C’est le process habituel.

Pourquoi avez-vous lancé le label OUER ?

On a toujours voulu monter un label ensemble, et ce projet était l’occasion de le faire. On aime tout ce qui est conceptuel, et notre label c’est vraiment l’opportunité de créer quelque chose de spécial pour nous. L’idée principale est de nommer nos disques d’après les lettres de l’alphabet et tous les morceaux font référence à la lettre du disque.
De temps en temps, on se voit et on parle de la prochaine release, on se perd dans les symboles, les références philosophiques ou les significations que la prochaine lettre pourrait avoir. C’est un excellent moyen pour booster notre créativité !
Nous sommes aussi entrés en contact avec des artistes que nous apprécions, et avec qui nous partageons une longue amitié, ou que nous venons de découvrir. C’est pour cela que chaque année nous sortons un EP de remixes uniquement, où les guests remixent nos derniers EPs. Mais le label c’est aussi un terrain de jeu supplémentaire. Xaver en tant que graphiste se lâche sur le design et Oliver, qui est étudiant en littérature, exerce sa créativité sur le naming et le concept derrière chaque lettre ou nombre (les remixes sont appelés par des nombres).

 

Comment avez-vous fait pour sortir une release sur Heist Recordings ?

 

Oliver est en contact avec Lars de Detroit Swindle depuis quelques années. Quand on a fini les premiers morceaux, on les a envoyé aux personnes dont les retours ont de l’importance pour nous. On était pas trop sûrs de ce que l’on allait faire des morceaux. On les a envoyé avant le projet de label, etc. Après quelques jours on a eu un retour de Lars, qui nous a dit que Marteen (l’autre moitié de DS) adorerait sortir quelques morceaux sur Heist. On a pas eu besoin de beaucoup réfléchir 🙂 L’EP a connu un bon retour et nous un chaleureux accueil dans la famille Heist. C’est fabuleux de rencontrer des gars talentueux comme eux, ainsi que de partager de la musique et des idées avec eux. 

 

Quels sont vos trois morceaux du moment pour retourner un Dancefloor ?

 

TRPStash

SoulphictionSky So High

Ross from FriendsRidley Schöttt

 

Quels sont vos projets à venir ?

Notre contribution sur le troisième opus de la série des Roundup de Heist, on a fait un remix de « Pollo con Pollo » de Nachtbraker. En retour, Adesse Versions ont fait un remix de notre morceau « The Ascent« . La release est géniale, on a hâte qu’elle sorte. Actuellement on est en train de finir un remix de Gorongosa qui sera bientôt disponible sur « This Is Our Time« , le nouveau label de Route 8 et Soundbank. Nous finissons aussi les derniers morceaux de notre prochain EP sur OUER qui sortira l’année prochaine. Et on remet du neuf dans nos lives sets pour les dates à venir. Bref, plein de choses arrivent 🙂

 

Et la question du Limonadier, si vous étiez une boisson que seriez-vous ?

On serait un New York Sour. C’est un cocktail basé sur un Whiskey Sour, une boisson intéressante et rafraîchissante, s’il est bien réalisé. On rajoute à la fin un shot de vin rouge qui apporte une touche surprenante et novatrice à ce classique.

 

Merci !

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Polair
L'autre papa, taulier depuis 5 ans de la musique électronique au Limo. De la techno industrielle berlinoise à la disco house des plus groovy en passant par de la micro à la roumaine, je vous parlerai de tous les styles qui ont ce petit truc qui fait battre nos coeurs. Si j'étais un cocktail je serais un long island ice tea, sucré mais violent. Pour des mixs et démos, c'est par ici >> https://soundcloud.com/polairwatso