God bless Paradise City !

C’est bien, c’est bon, c’est bio pourrait être le slogan du fameuse chaîne de magasins pour les plus de 30 ans… Mais c’est surtout ce qui ressort de notre expérience au festival Paradise CityTrois idées donc. Tout comme diversité, changement et futur. Le résultat d’une combinaison menée à la baguette : une nourriture équitable, une ambition écologique et une programmation spectaculaire. On vous en dis plus !


Paradise City situé à Perk (à quelques kilomètres de Bruxelles) a prouvé dans cette 3e édition, qui s’est déroulé du 23 au 25 juin dernier, qu’il est bel et bien possible d’organiser un festival de façon durable, sans compromettre la qualité de la programmation ou l’expérience offerte aux spectateurs.

Tout commence en amont, sur la route du festival. Le meilleur moyen de se rendre dans ce coin de paradis ? Covoiturages, voitures partagées, vélos et transports en commun mis à disposition. Les organisateurs se sont même engagés dans un projet de CO2logic pour la reforestation de l’Ouganda, au cas où l’empreinte carbone du week-end aurait été trop élevée. Le line-up de foodtrucks a été concocté aux petits oignons : Jean Sur Mer, Spoon, Fritez, OSCAR ou encore Veggie Balls & Glory étaient présents pour vivifier nos palais.

Ok pour le coté « green », mais quand est-il côté artistique ? Et bien : le line-up présentait quelques-uns des meilleurs DJ de la scène underground électronique, tout simplement. Dj sets, plusieurs back to back et nombreux lives, voilà le cocktail de sonorités qui nous attendait. House et techno sont à l’honneur, dispatchés sur trois scènes dont l’omniprésente Redbull Elektropedia. Et pour ceux qui étaient atteints de flemmingite aiguë, une application de majordome permettait aussi aux festivaliers de se faire livrer boissons et collations. L’idée : être un peu moins près du bar et un peu plus près de la scène pour quelques artistes incontournables de cette édition dont Agoria, Andhim, Lazare Hoche, Moscoman & band, Omar S, Acid Pauli, Lakuti, Kornel KovacsJeremy Underground ou encore Sinners (Joachim Pastor & N’to)…

Le samedi, ce sont les bruxellois de Play Label Records qui ont occupé la première scène, et aux premiers rangs, on y a dégusté le live de DkA ft. Parsifal & Juk. Sur scène, synthé, saxo, guitare et voix s’entremêlaient aux machines. Depuis les années 2000, le DkA records parcoure les routes et est déjà passé plusieurs fois dans les plus célèbres clubs européens. Inspiré du hip-hop, de funk des années 70 et de jazz, DkA fait converger toutes ces influences dans une techno minimale irréprochable.

Sound System au top et déchaînés par l’énergie débordante du live de DkA, nous décidons de rester devant cette scène où Lazare Hoche (du même nom que le général français bien connu de la Révolution) débute son set. Lazare Hoche Records commence en 2011 où Malin Génie rejoint les rangs. Fine fleur actuelle de la scène house parisienne, sa performance fut égale à sa définition. Nous passons devant la grande scène Love où Acid Pauli offre un live émotionnel, néanmoins pas exceptionnel.

Il n’y aura pas eu besoin de plus qu’une coupure électrique sur la scène « Love », pour nous décider à retourner sur la scène Play Label pour la passation de pouvoir, presque présidentielle, entre Le Général Hoche et son homologue suédois Kornel Kovacs.

Le temps de la dégustation d’un succulent coréen, nous terminons cette première journée en beauté devant Jeremy Underground. Il nous avait déjà régalé au We Love Green, une semaine auparavant. En ce samedi soir d’été, Jeremy Underground a réalisé une de ses plus belles performances. Ce qui nous a poussé un à un à monter sur les caissons dans une euphorie communautaire. C’est cela aussi Paradise City Festival : créer une synergie indomptable autour d’artistes incontournables.

Allongés près de l’étang, nous avons bien profité avant d’aller danser sur le surnommé « the best » Omar S. Son set, directement venu de Detroit, a galvanisé nos gambettes en ce début de soirée. John Talabot, la grande révélation espagnole de ces dernières années, a ensuite pris le relais.

Bass lines efficaces, solos de pianos pour une mise en jambe qui laissait préssentir que le meilleur restait à venir. La Super House du duo Andhim a ensuite fait son entrée sous les meilleurs hospices : un public surchaud et une ambiance enjouée. Tout le monde ravi de voir de ses propres yeux le duo tant attendu enchaîner leurs titres les plus connus : Wallace, Walkmen et leur dernière prod intitulée « Boy, Boy, Boy ». Andhim répondait bel et bien présent aux appels du public.

Matthew Dear, présent au paradise avec son projet Audion, pour un live linéaire et hypnotique. Audion semblait créer une bulle autour de lui, les écrans nous balançant de la géométrie pour en faire voyager quelques-uns. Nous faisions moins partie du voyage cette fois-ci. La performance était en effet personnelle et introspective, au détriment de certains (nous).

« LA BANANE » c’est LE mot que l’on a eu envie de retenir pour résumer ce festival. « On s’est gavé » comme diraient les « copaings » du sud. Alors plus qu’une chose à dire pour l’année prochaine: « On ira tous au paradis, toi et moi ». Cheers.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here