Avec « Dessous de plage », NIT a composé la meilleure bande son de vos (futures) meilleures journées

(c) Anthony Ivol

On connait la musique de Corentin Kerdraon, alias nit, depuis sa précédente formation (nit)neroc, duo  – qui faisait partie de la constellation du label Monster K7 – à l’origine d’une musique électronique funky et fétichiste de la molette de modulation. Désormais en solo, sous le nom nit donc, et après quelques morceaux (et bouts de morceaux) disséminés par-ci par-là, il arrive enfin avec son premier EP intitulé Dessous de plage sur le label Mutant Ninja.

Et ce disque, qui sort le 24 mars, s’avère être un véritable petit feu d’artifice sonore plein de jolies couleurs coloriées à la main, qui vous donnera certainement la banane, ainsi que plein d’autres fruits (bios) bien juteux, et ce, pour un prix très raisonnable. Vous l’avez compris, nous sommes ici en présence d’un véritable disque artisanal, la cagette débordante de synthétiseurs sautillant comme des enfants turbulents, de mélodies perturbées par des mécaniques tarabiscotées, et de ballades imagées pour dancefloor dandinés.

Trève de blabla équitable, on attaque par le dernier extrait disponible du disque, le grinçant et groovy “Bricolage et mélancolie” :

Comme vous pouvez le constater, nous sommes ici en présence d’une musique autant saine que gentiment barrée, traversée par des brises marines fantasmées, et malaxée par un groove toujours très organique. On dirait bien que derrière ce nit se cache (coucou) un véritable obsessionnel du son, qui a choisi d’envelopper ses morceaux dans une production chaude, tenue tout du long. D’ailleurs, leur identité sonore frappe d’autant plus au casque, jalonnés qu’ils sont par de multiples surprises et gimmicks cartoonesques très savoureux.

Une attention du détail qui, paradoxalement, n’enlève en aucun cas leur immédiate efficacité… Pas de branlage de mouton des Alpes maritimes en perspective, mais de la balade en plein air un peu complexe pour cause de troupeau dispersé.

Et surtout ce que l’on aime dans ce disque, c’est que son écoute emporte avec elle toute une (petite) rivière d’images plus bucoliques les unes que les autres. En gros : ça virevolte comme le chant d’un oisillon se laissant aller au grès de bourrasques de vent, colle aux doigts comme un verre de pastis renversé sur une nappe lors d’une discussion animée, éblouit par petites touches comme un rayon de soleil filtré par une rangée de cyprès… Et ce n’est pas les jolies et légères mélodies, véritables bouts de nostalgie qui passent fugacement près de nos oreilles, qui vont nous calmer sur les métaphores de fragile.

Pour terminer n’oublions pas de souligner l’aspect clairement cinématographique de cette musique : on se dit même que si Michel Gondry réalisait un jour un film référence aux années 70’s, ce Disque de plage en serait la BO idéale.

On a déjà eu la chance d’assister au premier concert de nit sous sa formation “groupe” (accompagné d’un bassiste et d’un batteur), et c’était bien. On leur souhaite donc plein de jolis concerts en ville, à la campagne, en bord de mer, et à vous, et bien d’aller les voir (ou de prendre des vacances). Le disque sort donc le 24 mars chez Mutant Ninja. Pour découvrir ses autres morceaux, ainsi que la petite histoire derrière son chouette visuel, vous pouvez pré-commander l’objet par ici. Bisous.

Tracklisting :
1 – Choudiboubidou
2 – Fréquentations Modulantes
3 – Imparfaite
4 – Bricolage et mélancolie
5 – L’étoile aux renards
6 – Imparfaite, instrumental

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