Fishbach, cette French Fraîcheur qui nous fait aimer à nouveau la Variété 80’s (et le poisson)

(c) Yann Morrisson

Le Limonadier l’avait découverte pendant l’édition 2016 du festival Pete the MonkeyFishbach avait assuré un set seule, armée d’une guitare telecaster et de quelques machines. Ce set nous avait déjà interpellé par la singularité de l’artiste, son approche de l’écriture et son esthétique romantique.

Elle a réussi à emporter dans le petit amphithéâtre la petite foule de lutins pas frais que nous étions. Que de chemin parcouru depuis ! Fishbach a sorti son premier album il y a quelques semaines et fait déjà l’unanimité dans la blogosphère, la pressosphère (et toutes autres corporations de personnes qui donnent leurs avis + le mot sphère). En tout cas au limo elle nous met bien, donc voici voilà notre petit retour sur ce parcours de championne.

Fishbach @ Pete The Monkey - 2016 - C.G.
Fishbach @ Pete The Monkey – 2016 – C.G.

Flora Fishbach (puisque c’est son nom) a d’abord eu un duo, puis des histoires, des déception et d’après ses dires, des désillusions. Elle grandit à Charleville-Mézières où comme chacun le sait la notion de temps se rapproche d’une traversée du désert en solitaire et sans eau. Qu’à cela ne tienne elle n’en développera que d’autant son imaginaire minéral, froid et vibrant. Puisque tout s’est créé dans sa chambre comme elle aime à le rappeler, fishbach a eu le temps de laisser mûrir et éclore son son à elle et c’est tant mieux. Des influences, nombreuses, insconciente ou pas, des Rita Mitsouko à Desireless en passant par le Bernard Lavilliers de « Nuit d’amour », ce son très 80 synthétique et romantique à souhait. Elle en fera d’ailleurs une très belle reprise tout à elle avec « Night bird », reflet fidèle de son goût pour l’obscur (côté pop de la force).

Après un premier EP éponyme déjà très bien accueilli en 2015, elle sort en Janvier dernier son premier album, A ta merci. Puisque c’est Pete The Monkey qui nous l’a fait découvrir, voilà une session à domicile avec le titre « Ma voie lactée » :

Fishbach séduit vite par son personnage empreint de naturel et de charisme. Voix éreintée, classe mais destroy, elle se retrouvera peut-être malgré elle a être une icône à la fois intemporelle et ambassadrice de sa génération. Et si elle sort du lot, c’est peut-être qu’elle a su dépasser la mode du son 80’s et y apporter sa patte personnelle. Son son n’est pas un exercice de style mais le fruit de sa culture musicale et de son travail. La sacro-sainte presse spécialisée est unanime, la musique douce-amère de Laura n’a pas fini de nous faire vibrer.

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