Le dernier Ben L’oncle Soul : C’est pas ce que vous croivez

Sur le papier, le projet est plus qu’ambitieux. Après deux premiers album de compositions originales trois fois disque de platines car très grand public, Ben l’Oncle Soul s’attaque au géant des crooner, Franck Sinatra dans un album de reprise: « Under my Skin »

« Encore un album de reprise?? »

Vous avez raison, ça fait beaucoup ces temps-ci. Quand on pense à M Pokora qui reprend Claude François ou Jenifer qui reprend France Gall (ne cliquez pas c’est un piège), on a de quoi s’inquiéter. Pourtant, nous avons fait l’effort d’y jeter une oreille et force est de constater que ce projet est réussi et fonctionne!

A l’origine, une volonté de l’artiste de revenir sur Sinatra et ses influences venues de la black music (le projet devait d’ailleurs s’appeler « Black Sinatra » mais sera finalement modifié en cours de route, whatever). « Plutôt couillu » comme on dit dans la creuse. Etant donné que Ben n’est pas le premier à s’attaquer à cet exercice très périlleux, il est allé jusqu’au bout de l’idée et s’est approprié tout-à-fait les standards avec les producteurs de Beat Assailant Quentin Curtat et Cedric Richer rencontré à l’occasion d’un featuring sur l’album « Rhyme Space Continuum ». Le résultat? Vous l’aurez en intégralité le 4 Novembre prochain mais pour patienter, voilà un extrait en preview:

La patte des producteurs se fait bien sentir, le rendu est efficace et bien léché. L’album dénote complètement des deux premiers en rentrant dans une esthétique plus sombre et plus electro. On sent Ben plus en retrait, au service du titre plutôt que l’inverse, et ça fait du bien! Cet album sera donc un virage artistique plutôt bienvenu, on imagine que la tournée à venir adoptera à son tour un tout nouvel univers visuel puisqu’il sera accompagné pour la première fois par un individu de type « Disque Jockey » remplaçant une partie des musiciens habituels.

On retrouve tout de même un noyau commun avec les opus précédents, notamment une certaine accointance pour les cuivres et un sens du groove intact ! On peut ne pas aimer le personnage ou ce que la surexposition en a fait, mais les yeux bandés il est difficile de ne pas admettre les qualités vocales et d’interprétations. La grosse prise de risque en sus, on a envie de lui piquer son chapeau pour lui faire une petite révérence à la Humprey Boogaert.

Parmi les onze titre qui composent cet album, notre coup de coeur va sans conteste à une reprise épurée et étonnante de « New York New York » qu’on redécouvre complètement après toutes les modifications d’harmonies. Puisque le titre ne sera pas disponible avant la sortie, on peut tout de même vous laisser avec le deuxième titre dévoilé avant la sortie de l’album, « Good Life ». On se rapproche des esthétiques des anciens album, avec les cuivres reconnaissables entre mille. On vous laisse apprécier: