Décollage pour le Horst Festival avec DC Salas

Le HORST Festival, c’est une expérience liant art & musique, et ce, de manière égalitaire. L’endroit recèle un mystère qui ne demande qu’à être percé. Imaginez-vous perdu dans un ancien château au beau milieu de la nature flamande, un édifice médiéval transformé de fond en comble par le duo d’architectes GijsVanVaerenbergh. Pour sa quatrième édition, l’équipe du festival (du 8 au 10 septembre) vous proposera plusieurs scènes où se produiront une multitude d’artistes électroniques belges et internationaux parmi lesquels on compte: Red GregMCDEGilles PetersonFunkineven… et DC Salas que nous avons rencontré.



Qui est le fifelouffe dénomé Diego Cortez Salas aka DC Salas ?


Je suis un DJ/Producteur Bruxellois, depuis 12-13 ans. Mon premier EP, qui s’appelle PERU est sorti en 2009 sur Doctor Vinyl, le label du magasin du même nom ici à Bruxelles. A côté de ça je gère le label Biologic Records avec Abstraction, un marseillais. J’ai également sorti plusieurs maxi dont mon album The Unspoken , sorti il y a maintenant 2 mois.


 

 

Qu’est ce que le Horst Festival ?


Le Horst est un festival qui m’a toujours trés trés fort impressionné, sur plusieurs aspects. Le premier point c’est la programmation qui est vraiment au poil. C’est ultra impressionnant de voir tous les artistes de qualité qu’ils ont réussi à booker sur un même festival en Belgique. Le deuxième point c’est l’identité visuelle très importante et très intéressante que j’aime beaucoup (NB: DC Salas travaille dans la com digitale)

Ensuite, il y a tout les à côtés, c’est à dire la place qu’ils donnent aux designers, aux architectes pour créer un univers aux scènes, aux débats, et autres activités parallèles.

Et enfin le horst c’est surtout un lieu de dingue autour d’un château, un peu comme on a au Paradise City Festival, mais à Leuven. Et ça me fait vraiment plaisir d’y jouer.

 

Les gars du Horst viennent te voir et te propose un B2B avec un des artistes en présence, tu choisirais qui ? Et pourquoi ?

C’est une très bonne question. En fait,  j’ai une hésitation entre deux artistes. Soit je dirais Young Marco, qui est pour moi une des valeur sûre et aussi un des mecs, créativement et artistiquement, l’un des plus excitants que j’ai pu écouter depuis longtemps. Et d’autant plus cette année. Mais sinon humainement, et je crois que musicalement aussi, un B2B qui me plairait le plus, serait avec Kornel Kovacs, de Studio Barnus (que je connais un peu). C’est vraiment quelqu’un que j’apprécie beaucoup humainement. Et artistiquement c’est un de mes studio « warmer » favoris. J’adore ses sets et on a justement partagé l’affiche au festival Paradise City, on était sur la même scène. Il a fait un superbe set avec son style très proche de l’école Barnus et d’Axel Boman. J’adore aussi son dernier album (The Bells). Il a cette folie dans son Dj set qui est vraiment magnifique. Donc ouais, plus que Young Marco, Kornel serait mon premier choix parce que ça va au delà du feeling artistique.


Nous ferais-tu l’honneur de nous teaser sur ce que tu penses jouer au Horst ?

Mes potes se foutent toujours de ma gueule parce que pour cette question j’ai vraiment une phrase type que je leur dit toujours, et que je dirai encore demain en allant au Pukkelpop : “Je sais absolument pas ce que je vais jouer”. Mais je joue en fin d’après-midi donc ce sera forcément un set moins dark qu’en club. Il y a aura des sonorités groovy, chaleureuses. Plus dans l’ambiance open air.

 


L’industrie de la musique belge a connu des périodes de hype avec la new beat et la popcorn des années 80, on a maintenant cette dualité avec d’un côté la scène rap représentée par Romeo Elvis, Damso, Krissy et de l’autre la Techno avec Charlotte de Witte, Amelie Lens… tu le ressens comment à ton niveau ?

Je sais pas si la Belgique à la hype mais oui, il est vrai qu’on retrouve de plus en plus d’artistes belges, et à tous les niveaux culturels, pas que dans la musique. Je trouve ça vraiment cool. Ce qui est intéressant c’est de voir comment l’industrie s’est structurée en Belgique, c’est beaucoup plus pro qu’avant. Et moi comme les autres on le ressent dans le soutien qu’on nous apporte. Alors bien sur, ça va de paire avec la montée en puissance du Rap et de la Techno dans le paysage culturel, il suffit de regarder les programmations des festivals et le nombre de festivals dédiés. Dour en est la parfaite illustration. La RedBull Elektropedia (la scène musique électronique du festival de Dour) est carrément un festival dans le festival. Mais la Belgique garde aussi son côté petit village mixte, je croise souvent les rappeurs de la scène belge sur des événements communs, on se connait depuis longtemps.

Aujourd’hui, tu ne peux plus faire l’impasse sur la scène urbaine. Même moi en set, je joue des tracks de cette scène là. Quand on voit les influences de gars comme Lefto, qui est la parfaite illustration de cette dualité comme tu dis. Les barrières entre les styles se sont effondrés, le rap est dans l’électro et l’électro est dans le rap et ça depuis bien longtemps au final. (Cf Afrika Bambaataa). Et c’est tant mieux.

 

Le magazine “Le Vif” a dit de DC Salas qu’il mène une double vie, employé modèle le jour mais aussi la nuit, c’est toujours le cas ?

Exactement, c’est toujours le cas. Parce que j’aime mon métier. J’ai fait mes études en stratégies des réseaux sociaux. Et c’est vraiment pas un emploi « alimentaire », c’est ce que j’aime faire. Et ça me permet de financer mon studio, mes releases, c’est un confort qui me va très bien. Je passe prochainement en 4/5 pour pouvoir me consacrer à la musique 3 jours par semaine. Mon taff me permet également de rester en contact permanent avec l’industrie de la musique puisque certains de nos clients sont dans le business. C’est donc deux passions que je peux allier.

 

La dernière track que tu as écouté ? 

Le dernier track que j’ai écouté c’était juste avant l’interview, c’est un son d’un disque que je viens de recevoir, ça s’appelle It’s Broken de Bob Chance. C’est assez disco, un chouette son, je suis tombé dessus par hasard  chez un disquaire d’Eindhoven qui s’appelle ROTIBABI. J’ai passé la commande juste à temps, histoire de pouvoir la passer demain au Pukkel’.

 

Donc tu es un grand collectionneur de skeud ? T’as des pépites ?

J’en ai beaucoup effectivement, j’en achète encore énormément, presque plus que jamais. Depuis qu’il y a un nouveau magasin à Bruxelles qui s’appelle Crevette Record, que j’aime vraiment, j’y passe pas mal de temps. Et puis, il y a Doctor Vinyl, qui est une valeur sure. Mais Crevette m’a poussé à racheter pas mal de disques. Sinon niveau pépite, c’est difficile à dire. J’aime vraiment tous mes disques. De tête t’en sortir une c’est compliqué.
 

Imagines : la roue tourne, tu perds ton taff, niveau booking c’est moyen. Bref t’es en galère de « tune », quel est le dernier vinyle que tu penserais vendre si tu y étais vraiment obligé ?

Celui qui à mon avis a le plus de valeur c’est: le Blanc 1 Unknown Arstist sorti sur Hivern (le label de John Talabot), qui était une espèce de sideproject de Pional. Le track est ressorti après sous le nom de Pional mais au départ c’était un white Label d’Hivern. Je l’ai acheté complètement par hasard à l’époque, quelque chose comme 10€, et il est maintenant très très cher sur le net. Il a été pressé à 100 exemplaires je crois.

Sinon j’ai pas trop de vieilleries chères. En fait, je me suis toujours interdit d’aller sur Discogs, parce que je savais que si je commençais j’allais faire des folies. J’ai finalement commencé à y aller il y a deux semaines. Je t’avouerais que je suis en train de checker deux EP dont j’ai vraiment envie. Mais peut être que j’ai d’autres disques chers mais je m’en rend même pas compte parce que je regarde pas en fait. J’ai jamais vendu un seul de mes disques, juste échangé une dizaine chez Doctor Vinyl. Je me force à les garder parce qu’il y a des tracks où à un instant « t » j’aime pas, ou plus, mais 5 ans plus tard quand je vais trier, fouiller, je vais me dire: “Putain la face B est vraiment géniale”. Ça c’est un plaisir que j’ai pas quand je fouille dans une clé USB.

 

C’est quand la dernière fois que t’as été voir les « mauves » du Sporting d’Anderlecht (l’équipe de foot phare de Bruxelles) ?

[Ahaha] Et bien écoute c’était il y a pas si longtemps que ça, mon meilleur ami d’enfance est un grand fan d’Anderlecht et il m’emmène assez souvent, même si je dois l’avouer je ne suis pas un inconditionnel du foot. Sinon, j’aime bien y aller de temps en temps pour aller voir le Standard (de Liège, l’équipe ennemie). Ou les diables rouges (l’équipe nationale belge), j’ai quasiment été voir tous leurs matchs de qualification pour l’Euro. Mais j’aime bien y aller, pour mes potes. C’est souvent une chouette ambiance.

 

1ere question Bonus – la question spéciale clichés : plutôt Kebap Mitraillette ou Bicky ? Quelle sauce? 

Moi je suis plutôt mitraillette sauce américaine blanche avec supplément piment vert quand il y en a.

Pointu même dans la junk food ?

Ah ça ! En tant que Bruxellois et Belge tu dois connaître tes classiques…

2e  Question Bonus – la question spéciale limonadier : si tu étais une boisson, un cocktail, tu serais quoi ?

Sans hésitation: un PISCO SOUR! C’est un cocktail à base d’un alcool péruviens. Etant moitié péruviens, c’est mon cocktail favori. D’où le nom de l’EP PERU. Tout se rejoint.

 

On se retrouve Samedi (09/09) au Horst Festival, pour mon set à partir de 14h sur la scène « Newcastle ». CIAO le limo! 

MERCI A TOI !

L’EVENT DU FESTIVAL

LE FACEBOOK DE DC SALAS

 

 

 

1 COMMENTAIRE

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