On était des gamins parmi les gamins au concert de Kid Wise à la Maroquinerie

Kid Wise, enfants sages, vraiment ? Le 7 mars dernier, le sextet (nom savant pour dire qu’ils sont six quoi) toulousain a fait de la Maroquinerie une véritable cour de récré. Parce que prendre des notes pendant un concert est la pire chose qu’il puisse arriver à un être humain, on a demandé au public de nous faire leurs plus belles grimaces. Et voila. Ça tire la langue, ça louche, ça se fourre les doigts dans le nez … Histoire de vous prouver que les Kid Wise ont les fanboys et fanzouzes qu’ils méritent : de véritables petit(e)s gamin(e)s !

Ceci n’est pas une bouche

Dans une salle remplie au quart, le duo électro-pop COLORADO assure la première partie. Résultat, de l’électro-pop donc, mais un peu mollassonne. Heureusement, le groupe gère bien son live et les sons se muent progressivement en envolées électro planantes à souhait. D’un coup d’un seul, les kids se réveillent de leur sieste. Et, ô miracle, quelques têtes commencent à dodeliner ! Quand les lumières se rallument, la salle est enfin pleine à craquer.

Le retour de la duck face… coin coin

Le temps d’aller (re)chercher une bière et les Kid Wise débarque, sonnant ainsi l’heure de la véritable récré ! Le groupe entame le concert avec le premier titre de son dernier album (Les Vivants), le non moins musclé « Bones ». Augustin Charnet s’installe derrière son piano, et c’est parti. On décolle loin, très loin de Paname. Tels des élèves appliqués, le groupe joue ce premier titre sans aucune fausse note. Une entrée en matière un peu polie mais qui, il faut bien le dire, a de la classe.

Instant gogolito + un ami à la gêne polie

Il faut attendre le deuxième titre pour que le groupe commence ses enfantillages. Adieu les premiers de la classe, et place aux cancres. Augustin Charnet s’empresse ainsi de descendre dans la fosse et démarre un petit pogo des familles. Quelques « sales gosses » en profitent même pour alpaguer le chanteur et démarrer un joyeux french cancan. Juste le temps pour l’un d’eux de lui piquer le micro et de chanter (faux) une partie du refrain, et Augustin Charnet remonte sur scène.

Mais c’est pas une grimace ça !

Pas pour très longtemps. Le chanteur de Kid Wise a décidément la bougeotte car, quelques chansons plus tard, il profite d’une partie instrumentale pour se jeter à nouveau dans la foule. Allongé sur le dos, Augustin Charnet se fait porter par son public jusqu’au milieu de la fosse. Il y reviendra une troisième fois, accompagné de Clément Libes, son violoniste, le temps d’un morceau acoustique à la sauce « country ». Yippee-kai.

Cherchez l’erreur

Sur le morceau « Hold On », les spectateurs, certainement aussi fan d’Arcade Fire, ne se font donc pas prier pour chanter les chœurs à grand renfort de « Oooooooh ooooooh ». Ceux-ci retentissent encore et encore, même une fois le morceau terminé. Augustin Charnet regarde alors son public, des étoiles dans les yeux. Parce qu’après tout qu’est-ce que l’enfance, si ce n’est la capacité à s’émerveiller de tout … à chaque instant.

Un beau remake de L’Exorciste

Le spectacle est autant dans la salle, que sur scène. Et le sourire constant de Vincent Dinis (« guitare / tube à essais / champion inter-régional PES 08 » dixit la page Facebook du groupe) ne trompe pas, à La Maroquinerie Kid Wise est comme à la maison. Le groupe livre une véritable performance, saupoudrée d’arrangements tant country que rock, venant ainsi donner du corps aux morceaux parfois un peu sages de leur dernier album. Rien à redire, le groupe s’en sort avec la mention « très bien ».

Augustin Charnet, you rock !

 

Top tracks du concert à réécouter en boucle :

« Hold On » : Hymne résolument pop et optimiste, la chanson a donné lieu à un bel instant de communion entre le groupe et son public. Malgré quelques fausses notes de la part des chœurs improvisés et, il faut bien le dire, amateurs. Un peu de douceur dans ce monde de brut, bordel.

« Ocean » : Sur ce titre tiré de leur précédent album, L’innocence, Kid Wise s’est fait plaisir (et nous a fait plaisir) avec une longue envolée instrumentale. Une progression tout en douceur, débutant avec Augustin Charnet, sa voix et son piano. Pour finir par exploser lorsque tous les membres du groupe se mettent à jouer, à l’unisson.

« Red Light » : L’instant émotion du concert. Dans la lumière soudainement devenue rouge, on sorti les mouchoirs et apprécié la simplicité de l’instru et l’émotion dans la voix du chanteur. Trois minutes de piano aérien, frisson garanti.

« Echos » : C’est sur ce magnifique morceau, instrumental, sorti sur leur premier album, que Kid Wise a clôturé son concert. D’un coup d’un seul, la balade post-rock se mue en un morceau résolument punk. Un twist surprenant, qui nous a fait nous sentir vivants. Encore plus vivants.

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