Quelques (très bons) souvenirs rapportés du Baleapop #8

© Rémy Golinelli

Depuis désormais huit ans, tous les éléments se réunissent pour faire de Baleapop un événement incontournable de l’été : l’océan, l’art, la bonne bouffe basque, la bonne musique du monde entier. Monté par une bande d’amis, le festival à l’identité très marquée, entre bonne franquette et bon goût, se plait à proposer une programmation aussi pointue que festive, dans des chouettes lieux de ce petit coin de paradis qu’est Saint Jean de Luz. Se déroulant cette année sur le dernier week-end d’août, nous nous y sommes donc rendus en mode technique de l’autruche pour oublier la rentrée et le retour à la réalité des choses de la vraie vie d’adulte responsable (grosso merdo). Retour sur le festival luzien avec ses moments forts, comme des petites bulles souvenirs qui font que l’on continuera de nous y rendre. 

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Lovefingers qui balance des grosses basses dans des jeux pour enfants

Après s’être fait toute la côte ouest en voiture dans la journée, quoi de plus idéal pour se plonger dans l’ambiance festival qu’une entrée en matière dans un petit square du centre ville de Saint Jean de Luz ? Oui ce même endroit où l’on peut d’habitude voir des enfants faire les yamakasis, puis tomber, et se faire mal. Ouiiinnnn. Réinvestissement des lieux par le DJ et producteur Lovefingers qui a su chauffer le public lors de cette première soirée (gratuite en plus) au parc Donibane.

Le trémoussage sur du bon son les pieds dans l’océan Atlantique

L’après midi à Baleapop tu décuves aussi, mais au lieu d’être en PLS dans ta tente qui s’est par ailleurs transformée en sauna (on a pas tous la 2 sec fresh&black – qui retarde la session hammam d’une heure seulement nous dit-on dans l’oreillette), comme cela arrive régulièrement en festival, au Baleapop pas de camping officiel, mais la plage. Et BALEABEACH. C’est à dire l’opportunité d’écouter des DJs comme Judaah ou Ruf Dug mixer sur la plage du Zénith à Géthary, pendant que tu fais la sieste ou que tu vas piquer une tête (enfin quand la marée est haute parce que sinon y’a des cailloux et ça fait mal aux pieds). 


L’installation d’Hoël Duret à l’entrée du festival

Parce qu’il s’agit d’un événement musical mais aussi d’art contemporain, le cadre dans lequel évolue le festivalier de Baleapop est bien différent des sentiers caillouteux et des grandes pelouses un peu cramées dont on est coutumier. En rentrant dans le parc Duconténia, on passe devant l’installation d’Hoël Duret, ambiance serre radioactive avec des lumières néon. On a bien passé 10 minutes à essayer de comprendre de quoi était faite l’œuvre, on est toujours pas sûr, mais on aime beaucoup quand-même.

Le set complètement ésotérique de Kate NV

Attirés par les sonorités synth-pop, on se rapproche de la scène où le set de Kate NV a commencé. C’est toujours avec un peu de surprise qu’on se rappelle que non, cette jeune femme n’est pas japonaise, mais bel et bien russe. Tout en interprétant ses morceaux aux lourdes influences nippones, Kate NV nous transporte quelque part en Asie, on ne sait pas trop où exactement, mais en tout cas un endroit ou l’on rêve tout en dansant. 


Le jetage d’instrument du bassiste de A Certain Ratio

Le set de A Certain Ratio commence, on kiffe, et là on voit une éco-cup voler et atterrir sur la chanteuse. Ni une ni deux, Jez Kerr balance sa basse et va régler ses comptes avec l’expéditeur de la dite cup avant de remonter sur scène et de reprendre à mi-chanson. Alors non, ça ne se fait pas de balancer son verre sur les musiciens, mais du coup on a eu un petit goût de l’ambiance baston de bar à Manchester. Et le reste du set était excellent, ce qui ajoute au plaisir de l’anecdote.


LA BOUFFE

Non mais vraiment, la petite salade courgettes fraiches – poulet mariné – poivrons – sauce sakari à minuit et demi ça change de la saucisse dans du pain. VRAIMENT.

Puzupuzu et la culmination du samedi soir

Dernier set du samedi soir, climat un peu lourd et orageux, Puzupuzu et sa « booty zarbie music » a enflammé le parc Ducontenia avec un set éclectique, et vraiment entraînant. On a dansé sans aucune gêne de manière peut-être parfois malaisante pour ceux autour de nous, mais on ne regrette rien. La danse de la dernière chance, “et nique sa mère la réinsertion”.


On aurait aussi pu vous parler de l’excellent live de Zombie Zombie, de l’énergie de Yann Eras ou de la fausse alarme incendie lancée par Usé, mais on est de nouveau happé par notre vie d’adulte responsable. Il nous reste encore quelques grains de sables au fond de notre sac mais on sait bien que c’est reparti pour 10 mois.

En tout cas Baleapop, on te donne RDV l’année prochaine avec plaisir, ne change rien, c’était chouettement qualitatif.


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